Mots clés : Étudiant, Université, mobilisation, éducation, Québec (province)
Comme c'est amusant de voir ces braves associations étudiantes mettre en branle leurs moyens de pression, sous l'impulsion de la fibre révolutionnaire de leurs dirigeants dûment élus par des assemblés clairsemées.
Le problème, c'est qu'il devient risible qu'année après année vienne «le temps de la mobilisation» sous des prétextes changeants et contradictoires. Session d'hiver 2005: grève illimitée contre les diminutions des bourses, en faveur des prêts, accordées par le gouvernement provincial aux étudiants les plus démunis. Justifiable. Session d'automne 2007 (dramatisation): grève illimitée contre l'augmentation des bourses aux étudiants les plus démunis. Un haut représentant de l'ASSE déclare: «Nous avons clairement ressenti l'appel de la base pour une grève illimitée lorsque le quorum a été atteint au département X et que nos militants ont pu voter en toute quiétude.» Voilà une approche claire et précise, et beaucoup moins justifiable! Il ne faudrait surtout pas que les autres étudiants -- lire «les plus mieux que pas les plus démunis» -- , soit la grande majorité, paient un montant exorbitant de 500 $ de plus pour leurs études au bout de cinq années de dur labeur... C'est évident qu'après un baccalauréat et une maîtrise, ces 500 $ aurait été primordiaux pour une entrée triomphale sur le marché du travail ou au doctorat. Est-ce la peine d'ajouter que les droits de scolarité sont gelés depuis 1993 et n'ont même pas subi l'inflation? Mais n'est-ce pas le principe même qui compte: «la gratuité scolaire, un réinvestissement dans l'éducation post-secondaire [et] libre de l'emprise du privé». Y a-t-il des amis de Fidel dans la salle?