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Pour ne pas retourner à la grande Noirceur..

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Charlotte paquet
Envoyé Le dimanche 09 septembre 2007 07:00



Chers lecteurs, n'êtes vous pas d'accord qu'il faille suggérer à Mme Bombardier de lire attentivement la chronique d'aujourd'hui de son collègue Louis Conellier, et de méditer longuement l'extrait suivant: "Pluralisme et harmonie

Dans une société pluraliste, l'harmonie ne saurait exister sans «le respect réciproque des valeurs et des croyances». Or, sans connaissance de l'autre et sans valorisation de la différence, ce respect est impossible. On pourrait, bien sûr, dans une optique simple d'éducation à la citoyenneté, privilégier l'enseignement des droits et libertés de la personne, mais ce serait négliger le fait que «le savoir moral et religieux est constitutif du langage même de notre identité et de notre expérience la plus actuelle, il est la condition fondamentale de notre compréhension de nous-mêmes autant que la condition de notre accès à l'autre».

Certains diront peut-être que ce savoir, aussi valable soit-il, n'a pas sa place à l'école. Leroux, on l'aura deviné, ne partage pas cette opinion. «L'histoire, explique-t-il dans un admirable développement, nous enseigne en effet que ce savoir est précaire, fragile et même périssable, elle nous enseigne aussi que ce savoir est indispensable dans le processus même de la formation.» Aussi, «refuser en la marginalisant la transmission de ce savoir, c'est prendre le risque, comme le montre l'exemple de la France aujourd'hui, d'aboutir à l'incompréhension de l'autre d'abord, et au déficit d'identité ensuite». La connaissance des traditions, morales et religieuses, libère parce qu'elle permet un dialogue substantiel et sain au sujet des diverses conceptions de la vie bonne."

Georges Paquet

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