Vos réactions

« Je me souviens »... de quoi?

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

nicole dorion-poussart
Envoyé Le samedi 08 septembre 2007 13:00



Si les « nous », les « Québécois de souche », les Canadiens-français » etc etc acceptaient enfin de se souvenir de la totalité de leur histoire, ils verraient leur futur avec plus de sérénité. Après tout, ne sont-ils pas à la base d'un peuple fier qui a survécu à la Conquête de la Nouvelle-France, à l'abandon de la mère patrie et au départ d'un grand nombre de nobles, de commerçants et de membres du haut-clergé à la suite du traité de Paris de 1763?

S'ils acceptaient de se souvenir que leur destin a basculé le 13 septembre 1759 lorsque le marquis de Montcalm a été défait sur les plaines d'Abraham par James Wolfe... et, qu'en 2007, ils parlent encore français au milieu d'un continent anglophone.

Si les « nous », les « Québécois de souche », les Canadiens-français » etc etc acceptaient de se souvenir qu'ils ont construit leur pays avec les Anglais, les Écossais et les Irlandais qui se sont établis dans la « Province of Quebec » au lendemain de la Conquête, avec des Loyalistes qui ont immigré ici après l'Indépendance américaine, avec l'immigration massive des Britanniques et des Irlandais due au développement du commerce du bois et de la construction navale dans la région de Québec au 19e siècle, avec la venue de nombreux immigrants de différents pays européens après la Première et la Deuxième Guerre mondiale, puis d'immigrants de pays asiatiques, africains, du Moyen-Orient...

S'ils acceptaient que leur culture n'est pas que française, mais plutôt une heureuse synthèse de traditions françaises, britanniques, irlandaises, italiennes, allemandes, juives, etc etc, les « nous », les « Québécois de souche », les Canadiens-français » etc etc réaliseraient que leur culture est extrêmement riche des apports de ceux et celles qui se sont joints à nore société depuis 250 ans.

Un peuple qui se souvient de la totalité de son histoire et qui en est fier et qui ne cherche pas à en occulter la diversité est confiant parce qu'il sait que son passé est garant de son avenir.



Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com