Vos réactions

JE ME SOUVIENS

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Jean-Yves Bégin
Envoyé Le samedi 08 septembre 2007 11:00




Chère madame Bombardier.

J'aimerais relater un fait particulier et sans doute isolé.
J'étais chez mon bon marchand libanais à Ville Saint-Laurent.
Entre une cliente entre deux âges, le genre eurasien, sympa.
- Bonjour M'ame chose, comment allez-vous aujourd'hui.
- Très bien merci on va bientôt être la majorité icitte pis c'est nous autres qui va runner dans c'te pays-là on va les avoir les maudits frenchies.
Le bon marchand libanais a un sursaut et lance un regard d'inquiétude à mon endroit, la cliente ne m'ayant ostensiblement pas remarqué.
J'entre donc en scène.
- C'est pas grave même si vous êtes la majorité vous serez toujours tous paqu'tés dans l'même building pis nous autres on va savoir quoi faire avec vous autres.
Pourquoi se forcer pour parler en langage châtié!
La femme a eu un sursaut, inquiétude,frisson d'horreur. Je crois détecter qu'elle sait encore mieux que moi ce à quoi je viens de faire allusion.
Et alors, pour détendre l'atmosphère, j'ajoute:
- Mais je plaisantais, bien sûr, comme vous d'ailleurs...
Sans commentaire.

Je crois tout comme vous que cette commission dite raisonnable va ouvrir une belle boîte de Pandore.

Le spectacle est déjà commencé.

Toujours heureux de vous lire.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com