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Une grossière insulte à l'intelligence raisonnable.
De la part du Fédéral, voilà le plus triste étalage, le plus guerroyeur affront et le plus polluant épandage d'arrogance et de mépris à l'égard de la distinction, si blanche, si blême ou si incolore soit-elle, cette distinction qui fait la force des Québécois. À force de mettre le feu aux poudres des particularités qui sont le fort du Québec, ce peuple dont les ressorts du JE ont été écrasés sous le poids historique des différents emprunts du NOUS, risque fort de finir à «JE-NOUS», cette autre version de l'À GENOUX. Cette charge ou ces tirs à blanc du DGE Canada est une irrévérencieuse et provocatrice avancée et une inqualifiable façon de hisser, trop vite et trop haut, les fanions de la victoire anticipée de l'ayatollah Gérard Bouchard et son Mollah Charles Taylor. Le complaisant laxisme du DGE Canada qui soulève une opposition généralisée, tous partis politiques et tous groupes et citoyens confondus, est tout aussi grossier qu'incongru et ça constitue un affront à l'intelligence et au gros bon sens. Le DGE/Canada se veut le propagandiste d'un certain multiculturalisme que commandite un certain communautarisme fondamentaliste. À quelques heures du vote par anticipation, donner ainsi son aval au port du burqa, du niqab et de tous les autres foulards de mascarades religionneuses, c'est inciter les casseurs à porter leur mouchoir noir, les Hell's Angels à porter leur cache-nez, les guerroyeurs Mohawks de Kanesatake à porter leur fichu, les Nunavummiut des territoires du Nunavut à porter leurs tuques à trous ainsi que tout Patof ou Youpi halloweeneux, à sortir ses masques et pétards à mèches. C'est ainsi que la fanfaronnade du DGE Canada, Marc Mayrand, via le plus voilé des accommodements commandités, attise les braises fumantes d'un racisme à rebours, rallument les torches du séparatisme et soufflent sur les tisons d'une révolte potentiellement incendiaire.
Devra-t-on éternellement s'excuser d'être des «panous», ces incolores qui gênent l'arc-en-ciel des orages que soulèvent les religionnaires et sectaires, ces intolérants et fanatiques exaltés d'un communautarisme de bulldozer dont le conservateur bloquiste Lucien Bouchard se veut le plus fervent défenseur en commandite, alors que son illustrissime frère, perché aux tours de la forteresse de ses complexes et de la citadelle de ses prétentions doctorales, arquebuse à l'épaule et mousquet au pied, se plait à pourfendre les particularités de la distinction québécoise, prenant le trop grand risque de s'en prendre à la carrure historique et à la stature blindée des Québécois.
Le moins scolarisé des «panous» sait très bien que ces Guéguerres actuelles que mènent certains intellos qui se se prennent pour les seuls douaniers des frontières de la lucidité, ne font rien d'autre que l'apologie des croisades islamiques et des «guerres saintes», toutes aussi sanguinaires les unes que les autres. Ces loufoques tentatives de plaidoyers en faveur des Djihâd et Fatah divisionnaires qui font s'éclater la partie moyen-orientale de la planète, doivent cesser. Le cas échéant, le recours à une loi spéciale est justifié et sa promulgation ne saurait tarder. La majorité serait ravie et s'accommoderait trèes raisonnablement de voir les actuels agents multiplicateurs de la fronde divisionnaire faire, nommément et expressément, l'objet d'un blâme national.
Gerry Pagé
Ville de Québec
