Les squeegees veulent travailler en paix
Mots clés : Justice, squeegee, contraventions, Québec (province), Montréal
Nettoyer un pare-brise sur un coin de rue peut valoir une contravention de 120 $ au jeune qui se fait prendre

Photo: Jacques Nadeau
«Il faut promouvoir une approche plus positive de ce travail, dit Pierre Gaudreau, coordonnateur du RAPSIM. Plutôt que la répression, on doit explorer la tolérance.» Le «Projet squeegee» s'articule autour de l'idée que les squeegees font un travail «comme un autre, comme celui d'un vendeur de journaux au coin de la rue ou d'un musicien de rue», comme l'indique Nicole McNeil, directrice de l'Anonyme.
«On ne sort jamais quelqu'un de la rue en l'envoyant en prison, dit pour sa part Dan Bigras. C'est ridicule, ça tue tous les efforts [d'aide et de réinsertion] qu'on fait avec les jeunes.» Il relève aussi «qu'on n'envoie pas les jeunes en prison parce qu'ils font du squeegee mais parce qu'ils ne peuvent pas payer leurs amendes. Parce qu'ils essaient de survivre. C'est un drôle de message».
À la Ville de Montréal, la responsable du développement social et communautaire, Marie-Andrée Beaudoin, réplique que le règlement est là pour protéger les jeunes qui doivent se mouvoir entre les véhicules. «C'est une question de sécurité. Mais nous ne fermons pas la porte à la possibilité de changer d'approche si on trouve une solution», dit-elle.
Le Ville travaille depuis 2004 avec la Commission des droits de la personne et quelques organismes pour encadrer différemment l'itinérance. Le RAPSIM milite d'ailleurs activement pour déjudiciariser toute cette question. «Il y a des moyens de développer des zones de tolérance et de cohabitation dans une ville», pense Pierre Gaudreau.
La Ville de Québec en a fourni un exemple l'an dernier en adoucissant sa politique anti-squeegee. Un protocole d'intervention avec un organisme d'aide est maintenant mis en place, et les jeunes ont le choix entre une «consultation» avec un intervenant ou une amende lorsqu'ils sont arrêtés en train de laver un pare-brise.
Vos réactions
Que dire d'un chansonnier itinérant ? - par Ghyslain Dion (gdion@vaudrin.com)
Le mardi 27 novembre 2007 12:00
Moi j'ai besoin des squeegees - par lucie brault
Le lundi 10 septembre 2007 14:00
BRAVO QUÉBEC! - par Philippe Champagne
Le lundi 10 septembre 2007 01:00
Pas inutiles - par Carole La Grenade
Le dimanche 09 septembre 2007 20:00
Deux poids, deux mesures - par Richard Dupuis (le_numero_3@videotron.ca)
Le dimanche 09 septembre 2007 12:00
j'en ai marre!! - par claude dumoulin
Le samedi 08 septembre 2007 17:00
L'espace de tolérance: un espace citoyen - par Louis bourque (louis.bourque@umontreal.ca)
Le samedi 08 septembre 2007 14:00
On a mis quelqu'un au monde... - par Valdor Lagacé-Gallant
Le samedi 08 septembre 2007 13:00
Sécurité??? - par Aurélie Paquet
Le samedi 08 septembre 2007 10:00
Les squeegees veulent travailler en paix - par André Desaulniers
Le samedi 08 septembre 2007 08:00
Non à la légalisation de cette activité! - par gilles delisle (gilles-delisle@videotron.ca)
Le samedi 08 septembre 2007 07:00
C'est du vrai! - par Michel Handfield Societas Criticus
Le samedi 08 septembre 2007 00:00
ils veulent travailler en paix...... - par Claude Archambault (archbroca@videotron.ca)
Le vendredi 07 septembre 2007 23:00

