Gain autochtone malgré le Canada
Mots clés : Déclaration des droits des peuples autochtones, Nations unies, Autochtone, Canada (Pays)
Ottawa -- Le Canada a été dépeint hier comme un mauvais joueur qui s'est associé à des pays peu respectueux des droits de la personne afin de faire avorter l'adoption, par les Nations unies, d'une Déclaration des droits des peuples autochtones.
Selon des observateurs, l'adoption de cette déclaration viendrait contrecarrer les plans des conservateurs, qui ont financé cette campagne visant à miner le projet, lequel a pourtant reçu l'aval de l'ancien gouvernement libéral.
Cette déclaration établirait des normes universelles des droits des autochtones. Des groupes indigènes de plusieurs pays développés dénoncent les agissements des gouvernements de ces pays qui viennent brimer leurs droits et leurs acquis.
Selon les conservateurs, cette déclaration est floue, contient des failles et est ouverte à toutes sortes d'interprétations. Selon ce qu'on peut lire dans le site du ministère canadien des Affaires autochtones, elle «pourrait être utilisée pour soutenir des revendications territoriales sur des terres cédées légalement par des traités».
Pour le coordonnateur du Groupe des populations autochtones d'Afrique, Joseph Ole Simel, l'opposition du Canada à cette déclaration est un crime contre les autochtones du monde et particulièrement ceux du Canada.
Des documents obtenus par Amnistie internationale en vertu de la Loi sur l'accès à l'information démontrent que le gouvernement s'est opposé à cette déclaration malgré les avis formulés par les autorités des Affaires étrangères, des Affaires autochtones et de la Défense.

