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Les Québécois ne manquent pas d'épine dorsale

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Olivier Robichaud
Envoyé Le vendredi 07 septembre 2007 00:00



J'en ai mare d'entendre dire que les Québécois ne s'affirment pas asser. Certes, nous n'arrivons pas à nous décider de former un pays, mais cela ne veut pas dire que nous sommes sans revendications ni luttes! Moi, quand j'entends le reste du Canada, ils disent tous qu'on chiâlent trop. Ici c'est l'inverse: on dirait que tous, sauf l'interlocuteur ou l'interlocutrice, se promène la tête baissée et la queue entre les pattes!

Toute cette histoire d'accommodements raisonnables n'est pas une preuve de la mollesse des Québécois. Des exemples semblables peuvent être trouvés au Canada anglais ou aux États-Unis. Mais ici ça été fortement médiatisé et certains populistes qui n'avaient pas de nouvelles idées à proposer se sont mis à crier à l'injustice (Mario Dumont, m'entends-tu?).

Au fil des ans, nous avons multiplié nos demandes, nous avons renforcé notre sentiment d'appartenance au Québec et nous avons consolidé nos valeurs de société. Et j'utilise bien le mot NOUS, non pas par racisme, ni par désir d'exclusion, mais par réalisme. La société Québécoise s'est formée autour d'un noyau, qui est la majorité francophone dite « de souche ». Cela n'exclu pas en soit les minorités ou les nouveaux arrivants, mais comme dans n'importe-quelle société, ceux-ci devront apprendre à vivre selon ces valeurs-là. Et une fois ceci fait, et bien ils viennent renforcer les rangs du « nous », puisqu'ils défendent les mêmes valeurs!

Alors SVP, arrêtons de nous rabaisser avec des commentaires inutiles qui portent atteinte à notre vision collective de nous-mêmes. Nous ne sommes pas des chiens battus: nous sommes une nation, une nation qui sait se prendre en main.

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