Comme le précisait M. Fafard, il est avant tout essentiel de chercher le juste milieu, de faire la part des choses. Si l'histoire alternative que propose Naomi Klein est pertinente, la considérer comme la "nouvelle histoire officielle" revient à reconstruire le même problème. Considérant que la vision de Friedman possède plus d'un défaut, la considérer comme coupable de tous les crimes est plus qu'exagéré (à mon humble avis). Pire encore, considérer tous ceux qui adhère dans l'ensemble ou en partie à cette ligne de pensée comme des désabusés consentants, pour reprendre les termes de M. Berger, revèle une terrible prétention d'être doté d'une intelligence supérieure, de détenir l'unique vérité. Or, les défendeurs du capitalisme, à commencer par l'illustre M. Sachs, ne sont ni des idiots ni des sauvages. Pour revenir au texte de M. Berger, les électeurs de l'ADQ et du PLQ ne sont pas tous des fous, des désabusés consentant, du simple fait qu'ils supportent une idée différente de celle de Naomi Klein. Il est donc important de considérer leur point de vue au même titre que celui de Mme. Klein et de conserver ce qui semble le plus juste des deux opinions. "Blindée" par des avocats ou pas, Mme. Klein apporte un point de vue intéressant, mais elle n'est pas le messie nous apportant une vérité absolue.