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Le "boute" du "boute"!
Ex-canditate et militante du Bloc Québécois, elle est aveugle devant la discrimination politique et culturelle de cette commission et se limite plutôt à vouloir faire observer la couleur de la peau des co-présidents!
Le reste de son discours est tout aussi déconcertant et révélateur de la dérive dans laquelle nous a mené ce concept de "nation civique" conçu par les idéologues du reniement identitaire québécois, dont font partie Gérard Bouchard et Charles Taylor, puis adopté aussitôt par le PQ, BQ, et PLQ.
Que penser de l'affirmation suivante?:
"Ce sont deux hommes blancs qui ont reconnu que leur document de consultation est destiné aux francophones pour avoir leur avis sur la diversité. Cela s'adresse donc aux Blancs" (May Chiu)
Les francophones ont nécessairement la peau blanche? La diversité c'est la couleur de la peau?
Et Mme Chiu est membre du comité bloquiste qui doit rédiger le mémoire destiné à la commission Bouchard-Taylor?
Et comment ne pas être estomaqué par cette autre affirmation?:
"Je suis là parce que je ne veux pas que le discours du "nous" de Pauline Marois soit repris par le Bloc. Si je suis souverainiste, c'est pour un souverainisme d'ouverture, sans distinction" (May Chiu)
Sans distinction! Elle prétend qu'il n'y a pas de EUX à accommoder! Donc pas de NOUS non-plus! Donc, cette commission est une commission sur rien du tout. Pour Mme Chiu, il n'y a pas de distinction mais elle remarque quand il y a deux "blancs"!
Voilà le résultat du discours de Pauline Marois qui incappable d'aborder le "EUX" des accommodements décide de justifier le "NOUS" Québécois qui n'a pas besoin de justification. La faiblesse persistante du PQ et du Bloc.
Et Mme Chiu en remmet:
«Il ne faut pas retourner au nationalisme basé sur l'ethnicité. La démocratie, les droits de la personne, l'égalité, cela compte. Utiliser le "nous", c'est divisif» (May Chiu)
Par ethnicité, ici Mme Chiu fait certainement référence au vieux sens du terme qui se défini par des traits génétiques ou "raciaux". Or, qu'est-ce que la langue française, la culture, et l'histoire des Québécois ont de fondamentalement racial? Les Québécois, depuis 400 ans, n'ont pas répugnés, contrairement à l'Anglais, de se mêler aux Amérindiens, aux Écossais, aux Irlandais, aux Africains, Italiens, Chinois, etc... Alors qu'est-ce que Mme Chiu tente de faire croire ici? Et cet appel aux droits et libertés est un discours on ne peut plus fédéraliste et multiculturel! Qu'est devenu le Bloc?
Utiliser le "NOUS" est divisif? Alors quel mot Mme Chiu et et sa communauté Chinoise du quartier Chinois de Montréal utilisent'ILS? Tenterait'elle de nous faire croire qu'ils ne se réfèrent à aucun NOUS? Et ne serait-ce pas plutôt SA communauté qui se définie en terme ethnique-raciale?
Que le Bloc Québécois ai choisi cette personne comme rédactrice du mémoire à présenter à cette commission démontre à quel point ce parti a complètement perdu la carte de l'identitaire du peuple qu'il prétend défendre les intérêts!
Et finalement ce passage "psychédélique" de l'article:
"Au scrutin fédéral d'il y a deux ans, elle était l'une des huit candidats ethnoculturels du Bloc qui permettaient de démontrer l'ouverture pluraliste du parti de Gilles Duceppe."
Des candidats "ethnoculturels"! Comme si la majorité Québécoise autochtone (appellée péjorativement "de souche") n'était ni ethnique ni culturelle! Seuls les immigrants sont ethnoculturels! Quel reniement! L'ouverture au "pluralisme", des "ethnoculturels", mais sans faire de distinctions! Comment est-ce logiquement possible?!
Désolé, Mme Chiu, mais il n'y a aucun problème avec le NOUS des Québécois.
Le seul problème est dans le complexe, imposé par l'Anglais puis intériorisé par la faiblesse du PQ-Bloc, de culpabilité à évoquer le "EUX" des immigrants non-intégrés.
Et NOUS, les Québécois, avons décidé de ne plus tolérer çà.
