Mots clés : Fondation Chagnon, Malbouffe, Alimentation, Économie, Québec (province)
La Fondation Lucie et André Chagnon ont promis hier d'investir 50 millions en dix ans pour aider le gouvernement à promouvoir une alimentation saine.
La condition: que Québec légifère pour obliger les chaînes de restauration rapide et les fabricants d'aliments transformés à indiquer clairement sur leurs produits ou menus l'information nutritionnelle de ceux-ci. S'exprimant hier dans le cadre de la Commission sur l'avenir de l'agriculture, M. Chagnon a indiqué qu'on «ne se rend pas compte que les plats appétissants que nous proposent les chaînes de restauration rapide comportent bien souvent plus de la moitié des calories recommandées pour toute une journée». Il se demande «comment on peut espérer que la population fasse des choix éclairés si on ne lui fournit pas l'information nécessaire». Si Québec légifère, la Fondation poussera à la roue en payant une «intensive campagne d'information publique» pour favoriser les changements d'habitudes alimentaires des Québécois. Plus tôt cette année, le gouvernement avait répondu favorablement à une autre proposition de la Fondation, qui promettait 200 millions dans la lutte contre l'obésité si Québec allongeait la même somme.