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Bonheur productif vs productivité contreproductive ?
Alors, comment se fait-il qu'on ne soit pas plus heureux, au travail même notamment, et pourquoi la pauvreté semble-t-elle tendre à stagner sinon à croître relativement plutôt qu'à régresser? La réponse que donne Graham Lowe (des RCRPP) à deux questions précises semble constituer une réponse
éminemment éclairante à l'une au moins de ces deux questions centrales et générales. «Est-ce que la prospérité économique a mené à une amélioration de la qualité des emplois? La réponse est clairement non». «Est-ce qu'une amélioration de la qualité des emplois contribuerait à un développement économique durable et à une meilleure qualité de vie pour tous? La réponse est clairement oui.»
En pressant trop le travailleur, on l'oppresse, le stresse ou le frustre («trop» ou trop souvent). C'est contreproductif. À tous égards. À moyen ou long terme du moins. Alors qu'en faisant mieux, en améliorant la qualité du
travail, des emplois et corollairement de leurs produits, insensiblement et durablement, cela occasionnerait du meilleur et du mieux-être. Et ce non pas pour quelques-uns ou pour la plupart seulement, mais de manière universelle, pour tous. Seules quelque extravagante lubie, une pulsion de mort cristallisée ou une inédite jouissance (à la vue de) de la torture de son semblable -(phénomène exclusif au genre humain)- empêcheraient soit de voir cela ou d'agir en en
tenant compte.
