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L'heure des leurres a sonné.

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Gerry Pagé
Envoyé Le mercredi 05 septembre 2007 00:00



L'identité québécoise n'est pas le fait ni le lot de quelques Québécois virtuels et de prétentieux intellos, les nouveaux tzars des Commissions subsidiaires qui s'éternisent et noient le poisson, qui pigent sans scrupule dans les poches des contribuables surtaxés et qui se substituent sans vergogne aux irresponsables décrocheurs élus, déchargés des responsabilités de la gouvernance, ce pour quoi ils sont rémunérés.

Le discours sur la question identitaire, au Québec, prenait l'allure d'une tempête tropicale, alors que l'outrecuidant co-président Gérard Bouchard semble avoir décidé d'en faire son typhon personnel. Au regard de la position de Mario Dumont et au constat du vide total d'opinion, au PLQ comme au PQ, cette question donnera moult lieues à des parades sans précédent de m'as-tu-vu, d'intellos et d'accros d'un multiculturalisme pluriel, soutenant diverses thèses d'un pluralisme théorique et d'un universalisme verbeusement ténébreux, tout en s'improvisant dessinateurs des balises d'une société québécoise virtuelle, c'est à dire d'un agglomérat intangible et incolore, inodore et insipide.

Dans notre province-nationale ou nation-provinciale, comme ailleurs dans un monde aux frontières secouées et fort agitées, une mouvance certaine de l'islamisme d'affrontement, provocateur et guerroyeur, excessif et extrémiste, nous conduit au sommet des inquiétudes. Cette mouvance, faite d'implosions et d'explosions, est une menace concrète de Fatah et de Djihad ainsi que la cause du plus grand nombre des afflictions qui déséquilibrent et baraquent la planète. Les accommodements très caustiquement qualifiés de raisonnables par les Julius Grey et autres accros des avocasseries payantes auxquelles donnent lieu les revendications-causes religionnaires les plus saugrenues que formulent certaines ethnies, constituent une menace pour le Québec qui a fait de l'immigration une panacée, en prothèse et cataplasme à une dénatalité endémique. Au chapitre pointilleux de certaines avancées dont il faudrait que l'on s'accommode, il s'agit précisément d'ethniques bénéficiaires connues et riches, occupant les premières places des lobbies du Parti Libéral du Québec et les loggias corporatives de l'«overground» capitaliste montréalais. Il est de notoriété publique que les polonais, les allemands, les italiens, les espagnols et combien d'autres composantes de notre riche potentiel humain, au Québec, se sont intégrés de façon remarquable, contribuant ainsi et de façon positive, aux progrès de leur terre d'accueil ainsi qu'à la réalisation harmonieuse et appréciable de leurs idéaux.

En large partie, l'immigration lâchement latitudinaire et bassement laxiste, chez-nous, en ce Québec des affrontements agressivement et inutilement séparatistes et en ce même Québec du laisser-aller aveuglément et obligeamment fédéraliste, a multiplié des effets négatifs, similaires à ceux de l'immigration contre laquelle la France, aux prises avec les déversements et débordements migratoires, est maintenant obligée, à son corps défendant, de construire des barrages. Nicolas Sarközy a eu le courage de s'y attaquer, avant son élection à la présidence. Le mandat 2007 qui lui a été dévolu par l'électorat français, est très clair, à l'effet d'un virage â 180e. La corvée qui les attend, lui et ses collaborateurs, sera gigantesque. Mais, forts du courage et de l'intelligence pratique qui les honorent, ils y arriveront «ensemble» et non pas au moyen de Commissions bourrées de thuriféraires.

Ce n'est certainement pas avec de hautains et insolents acteurs qui se titrent d'intellos et dont la jactance est à l'égal du plus obèse des ego, que le Québec arrivera à faire consensus sur les frontières que définit son identité propre qui ne peut être autre que celle du peuple, non plus que sur les paramètres d'une intégration conditionnelle institutionnalisée dont les réussites seront mesurables et systématiquement mesurées. À cet effet, c'est de toute urgence que le Québec a besoin d'un courageux leader. Le Québec a besoin d'un Chef d'État. Le temps des politicailleries et des chamailleries, celui des ergoteurs et des naufrageurs est éculé. Les flux pluriels, émergeant de la mondialisation et de l'extrémisme singulier auquel elle donne justifications et motivations tout aussi brusques qu'impondérables, auquel elle donne également lieux et espaces tout aussi ponctuels que soudainement mouvants, font appel à la maturité des 400 ans d'histoire qu'il ne faudra pas se contenter de célébrer. Le temps des transfuges et des parachutés, comme celui des aventuriers et des itinérants consommateurs du pouvoir et des argents du pouvoir, est bel et bien révolu. Alors que la récréation n'a que déjà trop duré, l'heure de la rentrée a sonné. Le Québec est engagé sur la rampe de son lancement et tout recul ne sera que catastrophe. L'actuel personnel de la capitainerie ne répond plus aux signaux des exigences de la mission distinctivement québécoise, singulièrement francophone, particulièrement canadienne et potentiellement internationale.

Dans l'immédiat, les accommodements tous azimuts doivent faire l'objet de reconsidérations et de révocations, au besoin. Cette pratique abusive et sérieusement problématique qui est un avorton du laxisme politique et de l'opportunisme de certaines ethnies, est indissociablement liée à une immigration dont les portes à battants et hublots du faux humanisme et de la complaisance, doivent se retrouver sous la garde serrée de la «police de l'identité québécoise», les gardiens de notre histoire, de nos valeurs particulières, de notre culture distinctive et du potentiel humain qui imposent tous les respects.

Le jour est arrivé, celui de bien cerner et de clairement définir la stature québécoise, cette carrure distinctive et singulière qui n'a besoin d'aucun statut particulier. Le chantier de cet exercice doit accueillir tous les Québécois. Il ne saurait être question de portes closes, derrière lesquelles certains sbires de l'émirat libéral minoritaire se complaisent à filtrer la nation, à travers le prisme de leurs prétentions ainsi qu'au gré d'agendas et de diktats commanditaires.

Dans le respect intégral de la reconnaissance de la Nation québécoise et en raison des particularités d'une société dont la distinction est incontestablement sacrée, le gouvernement fédéral doit immédiatement cesser toute pratique d'ingérence et/ou tout recours à quelque astuce s'y rattachant, en regard des composantes d'une immigration recherchée et définie comme telle, dont les élus s'établiront sur le territoire québécois, de quelque provenance qu'ils, qu'elles soient, de quelque problématique humanitaire soient-ils, soient-elles en fuite.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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