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L'autonomisation de l'éthique et du religieux

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Guy Lafond
Envoyé Le mardi 04 septembre 2007 10:00



Suite à la révolution tranquille que le Québec a connue dans les années 60, suite à la séparation de l'Eglise et de l'Etat - certains ont toujours cette nostalgie de l'enseignement de nos religieuses - nos prêtres ne disposent plus d'une exposition et d'une visibilité qu'on leur avait connu. Les églises se sont vidés le dimanche, mais pas pour les mariages ou pour les enterrements. Nous vivons une époque insoucieuse de religion pour reprendre les mots de Michel Onfray.

D'autre part, nous accueillons des immigrants de plus en plus nombreux, de toutes provenances religieuses et culturelles. Des gens qui ont grandi bien autrement dans leur pays. Parmi s'en trouvent beaucoup avec cette ferveur religieuse qu'ont connue nos parents et grand parents.

À la lumière de ce constat, la commission se posera sûrement la question suivante : dans quelle direction voulons-nous aller maintenant? Accepterons-nous le retour du religieux dans la sphère publique et politique ou voulons-nous encourager un modèle laïc laissant les pratiques religieuses s'accommoder de nos lois et nos structures et être essentiellement sous le ressort des familles et d'organisations communautaires à caractère culturelle?

Nous avons déjà deux politiques distinctes concernant l'intégration de nos immigrants : la politique du multiculturalisme mise de l'avant par notre gouvernement fédéral et celle de la convergence culturelle encouragée par notre gouvernement provincial. À ce sujet, il importe aussi que le message soit clair aux yeux de ceux que nous accueillons. Autrement, ils choisiront le modèle qui leur convient le mieux.

La chose ne sera pas facile et fait partie de notre évolution. Ne rions-nous pas des propos du pape sur la condamnation du préservatif (qui est devenu une nécessité pour contrôler l'augmentation effrénée de la population mondiale)? On se marie encore beaucoup à l'église, pourtant.

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