Harper en Australie - Le Canada garde le mutisme sur sa participation à une initiative nucléaire

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Édition du mardi 04 septembre 2007

Mots clés : développement, nuclaire, Énergie, Gouvernement, Canada (Pays), Australie (Pays)

Ottawa -- Le premier ministre Stephen Harper, qui part aujourd'hui pour l'Australie en prévision du sommet des leaders de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), emporte dans ses cartons un plan secret littéralement radioactif.

Il s'agit de la participation possible du Canada à une initiative nucléaire encore en développement, dirigée par les États-Unis et à laquelle prendrait aussi part l'Australie.

L'initiative, appelée Partenariat mondial pour l'énergie nucléaire, propose que les pays utilisateurs de l'énergie nucléaire et ceux qui exportent de l'uranium se regroupent au sein d'un nouveau club nucléaire afin de promouvoir et de préserver l'industrie. Ce plan prévoit, essentiellement, que tout le combustible nucléaire usé soit rapatrié au pays exportateur initial, qui aurait à en disposer.

Un tel projet devrait faire les manchettes au Canada, qui est le plus gros producteur d'uranium au monde. Mais, jusqu'à présent, la position du gouvernement canadien envers cette initiative reste un secret bien gardé, qui n'a fait l'objet d'à peu près aucun débat public.

Le week-end prochain à Sydney, quand M. Harper s'assoira en compagnie des 21 leaders des pays de l'APEC, la question nucléaire sera dans l'air, parce que les dossiers des changements climatiques et de la politique énergétique figurent en tête de l'ordre du jour et que la plupart des principaux promoteurs du projet, dont les États-Unis, la Chine, le Japon et la Russie, seront assis autour de la table. Le président américain, George W. Bush, et le premier ministre australien, John Howard, signeront une entente bilatérale de technologie nucléaire avant le sommet proprement dit.

En Australie, le débat sur le Partenariat nucléaire fait rage depuis plus d'un an. Mais il est clair que le gouvernement minoritaire conservateur de M. Harper souhaite éviter tout débat public sur cette initiative.


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