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Entre Hitler et Dumont...
Mais les hommes politiques sont ce qu'ils sont... qu'ils soient à gauche, à droite, au centre, populistes, socialistes, etc..., et on les verra tantôt hypocrites, fourbes, démagogues, corrompus, etc, toutes épithètes, me semble-t-il, qui ne se rapportent pas exclusivement qu'aux seuls populistes. Et il y en aura d'autres aussi, de temps en temps, qui tâcheront de racheter ceux-là, quelques fois même avec succès - beaucoup plus rarement, il va sans dire : des gens honnêtes, avec beaucoup de coeur et d'abnégation, et sortant de l'ordinaire.
Néanmoins, je constate que vous tombez un brin dans la facilité quand vous tendez à faire un amalgame sulfureux de tous les populistes.
Les opposants à la souveraineté nous avait déjà habitués à l'amalgame du nationalisme avec le fascisme (populiste). Or, et malgré les vérités indéniables que vous soulignez dans votre article, vous ne faites guère mieux qu'eux en ne nous proposant rien de moins qu'une analyse simpliste comportant des rapprochements de surface douteux.
Si, comme vous le dites, les populistes s'alimentent du parti qu'ils savent tirer de l'insatisfaction profonde de la populace, reconnaissez au moins qu'ils ont le mérite de l'écouter. Et cela n'est pas peu !
Et, à partir de là, croyez-vous vraiment qu'il ne peut y avoir d'autres projets politiques dans leurs cartons que l'assouvissement de leur soif de pouvoir en bafouant jusque aux droits humains les plus fondamentaux ? Peut-on poser les questions de l'immigration, de la castration des délinquants sexuels notoires, du traitement carcéral des criminels, etc., sans passer pour un facho de la pire espèce ?
Certes, et vous le soulignez à juste titre, ces problèmes sont complexes. Mais il n'existe pas à proprement parler de solutions complexes. Une solution complexe n'est pas une solution - mais c'est malheureusement ce à quoi nos politiques nous ont tant habitués, et de tout temps ! (sauf évidemment exception), car avec cette sorte d'arrangement, on touche à tous les aspects du problème, mais du bout des doigts, sans s'attaquer jamais au coeur du mal.
Non, le populisme n'a pas la solution, mais il a son utilité, ne serait-ce que parce que c'est souvent lui qui pose les questions fondamentales et qui lancent les vrais débats. Je dirais, moi, qu'il est un mal nécessaire.
