Pierre Bourgault a commis l'erreur de saborder son parti. L'histoire démontre maintenant que la fondation du Parti québécois de René Lévesque, à partir de son livre «Option Québec», n'était en fait que le remodelage de la Fédération actuelle. Bref, une nouvelle Confédération. Bourgault souhaitait l'indépendance du Québec. René Lévesque ne pouvait pas sentir ce dernier parce qu'en fait, les deux hommes n'avaient pas la même vision du Québec futur. Les tergiversations du PQ, depuis sa fondation, prouvent bien que Bourgault avait raison, le soir du 15 novembre 1976, de ne pas fêter. Ce soir-là, je n'ai pas célébré non plus. J'avais dit à des amis que le PQ venait d'enterrer la cause indépendantiste. Je ne me suis pas trompé. Il reste encore quelques pelletées de terre à mettre sur le cadavre froid du PQ. Pauline Marois va s'en charger.
Nestor Turcotte
Matane