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La responsabilité (suite)
Contre toute attente, la ministre de l'Éducation vient de reprendre l'avantage dans ses échanges avec l'UQAM et pourrait bien le conserver jusqu'au règlement final du dossier si elle maintient la nouvelle ligne directrice qu'elle s'est donnée.
Récupérer l'Îlot Voyageur était la chose à faire. Exiger de l'UQAM qu'elle fasse ses devoirs sérieusement et assainisse ses pratiques de gestion en est la suite logique. Rappeler que l'autonomie de l'UQAM ne signifie pas qu'elle ne doit pas rendre des comptes est un message clair envoyé à l'ensemble du réseau universitaire qui ne laisse aucun doute sur les intentions de la ministre d'exiger plus de rigueur dans la gestion des fonds publics avant de réinvestir de nouvelles sommes d'argent.
Par ses gestes concrets, la ministre vient de désamorcer la crise que tout le monde appréhendait dans le réseau de l'UQ. Même si cette saga a fragilisé le réseau, ce revirement de la situation permettra aux constituantes et au siège social de construire de nouvelles solidarités sur des bases plus solides, celles de la saine gestion.
Ce travail de reconstruction sera long et exigera qu'on revoie plusieurs pratiques consacrées et qu'on engage les personnes les plus compétentes aux postes les plus stratégiques non seulement à l'UQAM, mais partout dans le réseau.
À cet égard, la communauté universitaire et le conseil d'administration de l'UQAM devront faire preuve de plus de discernement dans le choix de la personne qui occupera prochainement le poste de recteur.
Maintenant que la ministre a assumé ses responsabilités, à l'UQAM et au réseau universitaire d'en faire autant!
Louis Lapointe
Brossard
