Vos réactions
Le sauvetage du vaisseau amiral!
Après sa chute, voici que resurgit le vaisseau amiral. L'UQAM ne se laissera pas dépouiller de ses joyaux acquis de longue haleine. Cette bravade est de bon augure et signifie que le réseau de l'UQ devra choisir ses alliers. Appuyer l'UQAM et tenir tête à une ministre d'un gouvernement minoritaire ou mettre l'UQAM à genoux et envenimer la crise de leadership au sein du réseau de l'UQ.
Accepter les conditions de la ministre, c'est accepter une mise en tutelle virtuelle de tout le réseau de UQ qui risque de sortir divisé de ce nouvel épisode de la crise de l'Îlot Voyageur. Appuyer l'UQAM et demander à la ministre de prendre en charge le déficit immobilier de l'UQAM, c'est retissé des nouveaux liens de solidarité au sein du réseau.
Il y a certainement quelqu'un d'assez clairvoyant au sein de ce réseau pour comprendre qu'il faut sonner le ralliement des troupes, sinon le réseau deviendra bientôt une succursale du ministère de l'Éducation avec les conséquences que cela aura pour les universités qui desservent des clientèles vulnérables en raison de leur dispersion ou de leur profil socio-économique.
Il me semble que le choix n'est pas difficile à faire ! Dans ce cas-ci, choisir l'UQAM, c'est choisir un réseau fort au service de toutes les régions du Québec. Abandonner l'UQAM signifie non seulement un abandon des clientèles vulnérables de Montréal, mais également un affaiblissement du réseau et par conséquence une fragilisation des universités en régions.
Un peu de courage mesdames et messieurs les gouverneurs, il faut sauver l'UQAM !
Louis Lapointe
Brossard
