Greenpeace est un chasseur difficile à suivre. Il tire sur toutes les cibles sans discernement. Il s'est opposé férocement au projet de Gande Baleine dans les années 80. Voilà qu'avec les centrales au charbon de l'Ontario il tire sur une cible qui ne trompe personne, la pollution atmosphérique locale au raz du sol. Ces centrales importent du charbon américain sale et exporte une partie de l'électricité produite aux USA. Cette cible était trop simple, Greenpeace vise aussi le Nécléaire 'No Coal, no nuclear' a-t-on écrit sur l'Artic Sunrise'. Pourquoi ne pas viser une cible bien claire pour la compréhension du public. Le nucléaire est une cible plus difficile car il peut devenir une alternative de transition afin d'acheter du temps et sauver la planète de la menace d'une accélération des changements climatiques. L'échelle du temps n'est pas facile à comprendre quand l'astronomie et l'archéologie deviennent des références métaphoriques pour décrire cette menace. Avec d'autres groupes de pression 'atmosphérique', Greenpeace a contribué à mêler au Québec les cartes du ciel en décrétant que le CO2 était un polluant au même titre que l'ozone troposphérique. Il a donc supporté le programme québécois de réduction des gaz à effet de serre qui fera du Québec une 'bulle' à émission faible en CO2 dans un atmosphère globale, la cible de Kyoto. L'appui de Steven à la création d'une bulle d'air pure dans l'océan canadien a fourni à Stephen des arguments pour profiter de la confusion générale avec son programme canadien sur l'air pur. Les québécois devraient sortir de leur bulle et s'unir à une coalition anti-charbon, quitte à sacrifier une partie de son électricité propre patrimoniale, pour sauver l'est du Canada du smog et la planète de l'emballement climatique. C'est une question de solidarité continentale qui nous ramène à Robin des Bois qui visait une cible claire, l'inégalité.
Jean N Laflamme, physicien météorologue St-Bruno jean.nlaflamme@videotron.ca