Infiltration policière: la FTQ réclame une enquête

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PC
Édition du vendredi 31 août 2007

Mots clés : Stephen Harper, Stockwell Day, Infiltration policière, Gouvernement, Justice, Canada (Pays)

Insatisfaits de la tiédeur des réponses du ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, et des corps policiers, des syndicats viennent d'écrire au premier ministre Stephen Harper, lui demandant une enquête indépendante sur l'infiltration policière lors de la manifestation de Montebello.

La FTQ et le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier, un syndicat pancanadien, ne veulent ni d'une enquête policière ni d'une simple plainte en déontologie.

En conférence de presse hier à Montréal, le président de la FTQ, Henri Massé, a carrément parlé de «bavure» policière.

«Il y a eu de la provocation, c'est clair. [On a] essayé d'entraîner les autres à des actes de violence, des invectives. Vous avez vu: les roches dans les mains, pousser sur les manifestants, crier des bêtises et, auparavant, ils avaient même enlevé des banderoles et fait toutes sortes de gestes de provocation. Ce n'est plus de l'infiltration policière, ça», s'est exclamé M. Massé.

Une manifestation au sommet des chefs d'État des États-Unis, du Mexique et du Canada avait tourné au vinaigre, à Montebello, le 20 août, les policiers ayant fait usage de balles de caoutchouc et de gaz lacrymogènes.

«On n'est pas là juste pour brasser un peu de merde autour de ça, ce n'est pas notre objectif. Des manifs qui brassent, on en connaît, puis on va en connaître encore. Puis je pense qu'on n'a jamais tenu de conférence de presse devant vous pour se lamenter parce qu'on s'était fait "scoincer" un peu. On est capables de brasser, nous autres aussi, dans une manif. Mais ça, c'est un détournement clair et net de la démocratie», a tonné M. Massé.

Une vidéo, diffusée sur Internet et qui a été présentée à la presse par la FTQ, montre bien les trois policiers déguisés en manifestants, masqués, qui sont confrontés par d'autres manifestants. On voit clairement le président national du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier, David Coles, qui crie à un des trois policiers déguisés: «Laisse tomber ta roche, laisse tomber ta roche, c'est une manifestation pacifique.»


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