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Nouvelle chasse aux sorcières

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Philippe Champagne
Envoyé Le vendredi 31 août 2007 20:00



Eh oui! Même en retard, il est toujours bon de mettre de l'avant les opinions des gens équilibrés vis-à-vis la chasse aux sorcières habitant nos politiciens dès que leur cote baisse un peu.

Je suis d'avis de la plupart des analystes que cette psychose collective déclenchée par nos media populistes - le Devoir exclus - à propos de la pédophilie, commence à prendre de l'âge.

NUDISME

Dans les années 50, aux États-Unis, alors que la commission MacArthur faisait la chasse aux sorcières communistes, on n'admettait pas le nu surtout masculin.

Robert Mizer fut un des premiers photographes culturistes qui fit sa marque à l'époque du rock d'Elvis.

Enfant, muni d'un appareil-photo fourni par sa mère, il se mit à faire venir chez lui des garçons, particulièrement plus vieux, pour les prendre sur pellicule en costume d'Adam. Avec le recul, je me hasarderais à dire qu'il a possiblement conduit à la pornographie, quoique ses intentions originales d'esthète, étaient tout ce qui est de plus sain, de naturiste. Même Ben Weider lui doit peut-être sa vocation de formeur de corps d'athlètes.

Sa mère, large d'esprit comme il s'en fait peu au pays de l'oncle Sam fut pour Bob une vraie "mom" dans le sens qu'elle l'appuya d'abord avec réticence, ensuite avec dévouement voyant vers où son grand se dirigeait. C'est dommage que le culte de la beauté coïncida dans les temps d'après-guerre avec l'aryen dont se sont réclamés les hindous depuis la nuit des temps, formule empruntée ensuite par Adolphe Hitler pour justifier ses sombres desseins.

La culture gaie n'est à mon sens qu'un dérivé de ce culte du corps masculin.

On peut dire aussi que la pédérastie en fut une de ses filles, attendu qu'elle s'intéresse au corps du jeune éphèbe adolescent, qui voit venir ses premières pilosités comme sa soeur ses menstruations, jumelées évidemment culturellement, aux mensurations.

Pour moi, le culte de la beauté des Adonis n'a rien à voir avec la pédophilie qu'on met aujourd'hui à toutes les sauces, dû en partie à notre héritage judéo-chrétien. La pédophilie est pour moi une déviation, mais jamais la pédérastie, pas plus que l'homosexualité qui sont plutôt à mon sens, une quête perpétuelle de la beauté, une transposition du mythe de la fontaine de Jouvence qui assure une jeunesse permanente.

C'est pourquoi tant les voyeurs que les exhibitionnistes s'entendent si bien, exprimant chacun à sa manière cette recherche de l'immortalité.

Nul ne peut dire que le corps d'un jeune homme nu n'est pas beau...alors que le corps nu d'un enfant n'exprime que l'éphémère, et n'est généralement visé que par la femme en majorité, dont les yeux scintillent en le voyant, non par déviation, mais d'instinct.

Les Grecs l'ont compris dans l'antiquité, ayant mis sur pieds les jeux olympiques nus pour élever le culte du corps. Le corps nu de l'adolescent à partir de 13 ans est une oeuvre d'art et le demeure jusqu'à sa fin de vie. Je laisse à d'autres le soin de parler du corps de la jeune fille. Il ne manque pas de défenseurs. Et on sait que les pédophiles sévissent aussi pour elles qui sont d'âge inférieur à 13 ans.

Quant à l'inceste, il m'apparaît une déviation de l'instinct de propriété. L'homme qui s'attaque sexuellement à ses filles les pense ses choses, et ses garçons des objets de plaisir interdits à la parenté pour des raisons sociales et culturelles qu'on ne niera pas.

Aussi quand on entend un père outré de ce qui est arrivé à telle petite, il cache souvent lui-même la jalousie ancrée de sa propre fille que la morale lui interdit de posséder. Les garçons en puberté peuvent commencer à résister aux avances que leur auraient pu peut-être faire leur propre père étant plus petits.

Et comme les media ont de moins en moins à se mettre sous la dent, dès qu'ils tiennent un os dans le genre, ils en parlent des semaines jusqu'à l'arrivée d'une nouvelle les dépassant...qu'il s'agisse des entraîneurs au hockey ou ailleurs...N'est pas pédophile l'entraîneur qui s'intéresse aux parties génitales de ses joueurs en haut de 13 ans; mais celui qui s'intéresse aux enfants de 12 ans et moins, des deux sexes. Et ce, les media et les journalistes qu'ils emploient n'en ont rien à foutre en autant que c'est vendeur.

Quand les journalistes s'improvisent voyeurs ils ne font qu'exprimer un malaise dans la société qui n'a pas encore compris parce que peu instruite.

La beauté, loin de nous intimider, devrait être l'occasion par excellence de rendre grâces pour elle au Créateur.

J'ai personnellement souvent scandalisé des prêchi-prêcha, en disant la vérité haute que les homosexuels par exemple sont une garantie contre la surpopulation du globe. Ne vous y trompez pas, Dieu n'est pas distrait, disait un ami d'autrefois, qui serait sans doute ulcéré de m'entendre le citer à cette fin.

Et quand les revues de tout acabit se font moralisatrices, elles véhiculent le mensonge. Seul est condamnable le viol non consenti, exception faite de l'enfant qui a moins de 12 ans.

"L'amour parfait bannit la crainte."

Pour en revenir à Mizer, il a même un moment reçu un avis de la poste à l'effet que les photos qu'il envoyait par la malle sur demande à des acheteurs, était de l'obscénité. Dans son genre pionnier, comme la plupart des pionniers du passé dans différentes causes, il a même dû faire de la prison pour ses croyances...alors que sa mère tenait office pour lui de secrétaire, et son frère de comptable.
L'obscurantisme était tel alors chez nos voisins du sud alertés par le Réarmement Moral de l'époque, comme Alfred Kinsey les avait ennuyés en livrant leur âme à nu, que le tribunal où comparaissaient les photographes du nu masculin jetaient les négatifs. N'est-ce pas là aussi déviation de l'instinct de propriété?

Et pour qui ne pouvait payer le 15 000 $ d'amendes, un vrai racket du judiciaire américain, la prison l'attendait. Le sadisme refoulé des juges américains y trouve une nette expression de l'abus d'autorité qu'on trouve généralement dans les dictatures spécialement intégristes. Un beau gang d'hypocrites à qui Dieu dira un jour: Éloignez-vous de moi vous qui commettez l'iniquité, Je ne vous ai jamais connus...Et alors ils diront: Mais Seigneur, c'est pour Toi que nous l'avons fait... Foutaise! C'est bien plus pour se sécuriser dans leur infortune morale personnelle.

La répression était telle que c'était tout un aria que de penser même acheter des revues osées pour le temps, alors que les marchands en faisaient leurs choux gras et n'auraient jamais refusé d'en vendre, ni même jugé qui en achetait, avec l'oeil sartrien. Bref, plus de peur que de mal.

Le premier modèle masculin à s'y rendre du Canada, provenait d'un petit village de Nouvelle-Écosse, Pugwash, Neil O'Hara, élevé par une mère puritaine irlandaise catho.

À 16 ans, mon frère Lucien raffolait de ces revues culturistes où le corps masculin était valorisé. Et il était parfaitement hétéro, fidèle, 24 ans avec la même femme, non pratiquant.

C'est ainsi que sortirent les concours M. Univers.

La boutade populaire à l'effet que les culturistes en avaient des petites, n'était pas du tout fondée, ça va de soi. Pour la populace, il voyait là une occasion en or de sanctionner par l'humour ce qui les faisait titiller dans leur for intérieur.

Quand Myzer fondit son école AMG où les animaux partageaient la vie de leurs pareils humains, il était très strict; la drogue par exemple y était interdite. C'était exclusivement un monde réservé aux hommes; les femmes et petites amies n'y étaient pas admises, à leur grand dam.

Mais l'Injustice américaine continuait inlassablement de fermer les studios où, disaient-ils, les parties génitales étaient surexposées. Quand on prend des vessies pour des lanternes, c'est ce qui arrive.

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