Vos réactions

Aprèes un tunnel, le paysage est toujours différent...

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

LATOUR Laurent (sosmediation@neuf.fr)
Envoyé Le vendredi 31 août 2007 04:00



Bonjour à tous,

Depuis quelques mois, j'ai mis une alerte Google sur le thème du suicide, pour être plus efficace dans sa prévention en ma qualité de médiateur, suite à la vague de suicides enregistrés dans certaines entreprises françaises.
J'ai été frappé de voir la richesse des écrits sur ce thème sur de site canadiens ou suisses, et le silence des français sur ce thème, qui pourtant ne les épargne pas .
J'ai trouvé ce matin un article dans « le temps de Genève » : »Les Suisses mieux dans leur tête »surhttp://www.letemps.ch/template/societe.asp?page=8&contenuPage=&article=213871&quickbar=, puis j'ai lu votre article et les différentes réactions.
Je partage plus particulièrement celle de Louis Lapointe, car j'ai moi aussi vécu une situation de burnout suite à un conflit professionnel qui m'opposait à une compagnie pétrolière, en ma qualité de directeur d'une technopole.
J'ai finalement quitté cet emploi l'année dernière, avec le projet de devenir maire de ma commune de 85000 habitant, Pau, dans le sud ouest de la France.
Loin de dramatiser à posteriori cette expérience, j'ai souhaité en retiré la « substantifique moelle ».
Cette épreuve m'a permis de renforcer mes qualités, de faire un bilan sur ma vie et de mieux me connaître, avec mes forces, mais aussi mes faiblesses.
Mais je ne m'estime pas « propriétaire » de cette nouvelle situation, car j'ai eu la chance d'être accompagné, par ma famille essentiellement, même si je lis toujours le doute dans le regard de certains de mes proches.
Mais s'il faut savoir compter sur ses certitudes, le doute est aussi une richesse, car il vous permet l'ouverture aux autres, et il est facteur de nouvelles compétence.
Lorsque l'on rentre dans un tunnel, il ne faut pas s'attendre à retrouver à la sortie le paysage que l'on a quitté.
Tourner une page, c'est en découvrir une autre.
Et si l'élève est prêt, le Maître arrive...
A ceux qui cherchent encore un sens à leur vie et qui sont parfois tentés de le trouver dans le refuge de la mort, je confirme que l'épreuve fortifie...
C'est pourquoi le bonheur convenu de vacances autour du monde, qui ne constitue pas une épreuve, n'est peut être pas le meilleur remède à une situation délicate, professionnelle ou financière.
Mais l'on n'est pas toujours acteur de sa propre vie...Je ne jette donc la pierre à personne.
Et puis « celui qui sait, c'est celui que tait ».
Voilà pourquoi les tabous ont la vie si dure.
Tout comme le climat de votre belle province que j'ai découvert en 1990, lorsqu'une de mes soeur et son mari habitaient à Montréal.
Cordialement
Laurent LATOUR
Pau France
sosmediation@neuf.fr

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com