Vos réactions

Comment départager l'ivraie du bon grain?

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Pierre Bédard
Envoyé Le jeudi 30 août 2007 13:00



À l'annonce du projet, j'avais comme beaucoup de monde été sidéré de voir qu'on s'attaquait à l'intégrité d'un lieu d'une rare qualité - un parc à proximité de la ville - doublé d'un défaut énorme - l'accessibilité extrêmement limitée au site. Faut juste constater la fragilité du lien d'accès les journées de semaine. C'est déjà utilisé à outrance, et même les coûteux travaux actuels d'élargissement du pont entre l'île Charron et la Rive-Sud n'arriveront qu'à alléger le problème légèrement. D'autant que la possibilité d'y inclure un accès pour les cyclistes ou les piétons ne semble pas avoir été inclus dans les plans.
Or ce projet immobilier, malgré les prétentions du promoteur, va généreusement contribuer à dépasser à nouveau la capacité augmentée du pont...
Le point positif du promoteur est l'effort qu'il veut accomplir en incluant des normes LEED de développement durable et d'impact nul. Pour ceci, j'accorde un certain bénéfice.
Et cependant je n'arrive simplement pas à imaginer de quelle façon cet environnement fragile, pollué, défraîchi pourra être maintenu par le promoteur, voire amélioré par l'inclusion de plusieurs centaines d'habitations extrêmement densifiées, en hauteur, avec d'énormes besoins de transport et de services en tous genres.
Je ne sais pas. Le projet semble beau sur papier, pourtant je ne crois pas que le promoteur pourra le mener à bien dans les conditions actuelles. Peut-être n'ai-je pas la même marque de lunettes roses que le promoteur?
Et d'un autre côté, les arguments invoqués par les défenseurs du statu-quo ont quelque chose de langue de bois. Pourrait-on m'éclairer autrement que par les mêmes arguments que toujours?
Pierre Bédard

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com