Sécurité - Le patron du port de Montréal souhaite des règles plus sévères

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Brigitte Saint-Pierre
Édition du jeudi 30 août 2007

Mots clés : Administration portuaire de Montréal, Dominic J. Taddeo, transport maritime, Montréal

Le président-directeur général de l'Administration portuaire de Montréal (APM), Dominic J. Taddeo, aurait souhaité que Transports Canada exige que toutes les personnes ayant accès à un terminal portuaire obtiennent une habilitation de sécurité. M. Taddeo a fait ce commentaire hier à l'issue de présentations sur la sûreté maritime dans le cadre de la conférence annuelle de l'Association des administrations portuaires canadiennes (AAPC), qui s'est déroulée de lundi à hier dans la métropole québécoise.

Une partie seulement des travailleurs ayant accès à certaines zones des ports de Montréal, de Halifax et de Vancouver ainsi que des centres des opérations de la voie maritime du Saint-Laurent devront obtenir une habilitation de sécurité en vertu d'un programme de Transports Canada qui entrera en vigueur le 15 décembre. Le programme sera étendu à d'autres ports, dont celui de Québec, en décembre 2008.

On vise ainsi «à réduire le risque de menaces pour la sûreté et à prévenir les interventions illicites dans le réseau de transport maritime grâce à des vérifications des antécédents des travailleurs du secteur maritime qui remplissent certaines fonctions ou qui ont accès à certaines zones réglementées», a indiqué Transports Canada.

M. Taddeo a fait valoir qu'aux États-Unis, tous les travailleurs qui ont accès à un terminal portuaire doivent avoir obtenu une habilitation de sécurité. Il croit qu'il serait plus simple et plus logique de faire de même à Montréal et dans d'autres ports canadiens. L'APM n'est pas le seul employeur de travailleurs ayant accès à un terminal du port de Montréal.

Marc Grégoire, sous-ministre adjoint à la sécurité et à la sûreté à Transports Canada, a indiqué qu'il avait été question, au départ, de demander à toutes les personnes travaillant dans les ports concernés d'obtenir une habilitation de sécurité. Après une analyse du risque, le ministère a modifié son approche. Le programme, qui porte sur un nombre moins élevé de travailleurs portuaires de Montréal, de Halifax et de Vancouver, a pu être étendu à d'autres ports, a dit M. Grégoire.

Le sous-ministre adjoint a souligné que «le risque zéro n'existe pas», que les ressources financières et humaines sont limitées et qu'il faut établir des priorités en fonction du niveau de risque.


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