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Jeu de permutation: Une autocritique du Barreau?
Je me suis amusé à faire quelques permutations dans le texte de votre article où vous citez les propos du Barreau. Il est clair que quelqu'un au Barreau du Québec a pris prétexte de la Commission sur l'avenir de l'agriculture pour se livrer à une autocritique en règle du monopole de représentation du Barreau du Québec. Mes mots sont entre guillemets. Voyez le résultat:
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Ce régime, tant sous l'angle juridique que sous l'angle économique, ne semble pas préparer la «profession d'avocat » adéquatement à faire face à la mondialisation accélérée des marchés. Ce régime semble réduire la capacité du monde « juridique » à se doter d'une nouvelle génération «d'avocats», à demeurer solidement compétitif dans un marché qui évolue de plus en plus rapidement tout en respectant les exigences nouvelles mais incontournables «des besoins du public». (...)
Cependant, le monopole de représentation qui prévaut dans le monde «juridique» québécois, doit, à bon droit, être l'objet d'un sérieux questionnement. (...)
...le statut juridique privilégié de l'organisme « (le Barreau) » tend à le placer au même niveau et sur un pied d'égalité avec des organismes publics dirigés par des personnes élues par la population et chargés d'appliquer la loi. (...)
Est-il encore souhaitable que l'ensemble du monde «juridique» québécois ne puisse parler que d'une seule voix? Est-il sage de forcer au maintien de ce monopole de représentation par voie législative? Un régime à interlocuteur unique permet-il vraiment l'épanouissement de toutes les forces créatrices et innovatrices dans le monde «juridique» québécois? Quels sont désormais les véritables pouvoirs «justiciables»? Ne s'y trouve-t-il pas un sérieux déficit juridique de la collectivité au bénéfice du désormais «droit de représentation des avocats». (...)
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Louis Lapointe
Brossard
