L'armée change les règles du jeu

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

PC
Édition du mardi 28 août 2007

Mots clés : plaquette minéralogique d'identité, journalistes, Média, Forces armées, Canada (Pays), Afghanistan (Pays)

Kandahar -- Les journalistes affectés à la couverture de la mission canadienne en Afghanistan devront dorénavant porter une plaquette minéralogique d'identité («dog tag») autour du cou pour faciliter leur identification en cas de décès sur le champ de bataille.

Portées par tous les militaires, ces plaquettes «permettent de mettre un nom sur le corps chaud ou sur le corps froid sans avoir à fouiller dans le portefeuille», a illustré hier le capitaine Sylvain Chalifour, des affaires publiques des Forces armées canadiennes.

De plus, les reporters qui veulent monter à bord des convois de transport de troupes devront à partir de maintenant s'astreindre à une formation en premiers soins et à des séances d'information sur les risques et périls qui les guettent sur le terrain.

Ces nouvelles directives des Forces armées font suite à l'attaque à l'explosif qui a failli coûter la vie mercredi dernier au caméraman Charles Dubois et à son collègue journaliste Patrice Roy, tous deux de la Société Radio-Canada.

Cibles d'attaques à l'explosif, au lance-roquettes où à l'arme légère, les convois de transport de troupes sont extrêmement risqués, mais pourtant incontournables pour les journalistes qui doivent les emprunter afin de rapporter les activités des militaires sur le théâtre des opérations.

«Nous ne voulons pas restreindre la liberté de mouvements des représentants des médias ou leur accès aux convois, mais nous allons nous assurer qu'ils connaissent bien la nature de la bête», a affirmé hier le brigadier général Guy Laroche, commandant de la Force opérationnelle interarmées en Afghanistan, en entrevue à la Presse Canadienne.

«Je veux que les reporters qui montent à bord des convois soient bien au fait des manoeuvres de premiers soins, non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour qu'ils puissent porter secours à mes gars en cas d'urgence», a-t-il dit.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com