Enquête - Les subprimes et l'endettement, menace numéro 1

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AFP
Édition du mardi 28 août 2007

Mots clés : endettement, subprimes, Économie, États-Unis (pays)

Washington -- Les problèmes liés aux prêts hypothécaires à risques (subprimes) et à l'endettement sont la menace numéro 1 pour l'économie américaine, selon l'enquête semestrielle de l'Association américaine des économistes d'entreprise (NABE) publiée hier.

Dans la précédente enquête, la principale menace identifiée à court terme était le terrorisme, aux yeux des 258 économistes interrogés. Mais ils ne sont plus que 20 % à placer la défense et le terrorisme en tête des problèmes pour l'économie américaine (35 % en mars), contre 32 % pour «l'effet des subprimes» et «l'endettement excessif des ménages et des entreprises» (des thématiques proposées pour la première fois dans cette enquête).

Cette étude, réalisée du 24 juillet au 14 août, est l'une des premières à refléter les inquiétudes suscitées par les turbulences financières, elles-mêmes consécutives aux craintes sur le secteur subprimes. Alors que l'économie américaine semblait sur la voie d'une croissance modeste mais régulière, la crise boursière a nourri des inquiétudes pour l'accès au crédit, la confiance des ménages et des entreprises et le niveau des dépenses de consommation et des investissements.

L'opinion des économistes sur le marché de l'immobilier a également changé. Pour 29 %, le boom du secteur a provoqué «une grave bulle au niveau national», alors qu'ils n'étaient que 14 % du même avis il y a deux ans, lorsque la question avait été posée pour la première fois. L'assouplissement des conditions d'attributions des crédits a nourri la «bulle», jugent-ils (64 %, contre 34 % seulement il y a deux ans).

Quelque 42 % des personnes interrogées estiment que les prix de l'immobilier vont rester stables au cours des cinq années à venir, 41 % tablent sur une hausse et 16 % sur une baisse. Il y a à leurs yeux de très faibles risques (1 sur 10) que les États-Unis connaissent une chute des prix comparable à celle du Japon dans les années 1990.

Interrogés sur le niveau des taux directeurs de la Banque centrale américaine (Fed), 72 % estiment qu'ils sont «au bon niveau» (contre 81 % en mars), mais le nombre de personnes jugeant la politique «trop restrictive» a quasiment doublé à 16 %. La Fed a jusqu'à présent résisté aux marchés qui appellent à une baisse de son principal taux directeur, fixé à 5,25 %. Elle a en revanche baissé son taux d'escompte d'un demi-point le 17 août.

À plus long terme, les économistes estiment toujours que la hausse des coûts d'assurance santé et le vieillissement de la population sont les principaux défis pour l'économie américaine.


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