J'ai été de ceux et celles qui ont célébré l'adoption de la Charte de la langue française par l'Assemblée nationale. Mais comme tant d'autres, mon coeur était partagé entre la fierté d'une affirmation de ce qu'était la majorité francophone du Québec et l'appréhension de tout ce que pourraient imaginer les Canadiens anglais du Québec pour rogner petit à petit ce mur de protection. L'histoire à confirmer mes appréhensions. Je suis maintenant convaincu qu'aucune loi visant à protéger la vie de la langue française au Québec ne tiendra aussi longtemps que le Québec sera soumis aux attaques du fédéral, généralement orchestrés par des Québécois heureux de goûter au pouvoir de la majorité canadienne.
Roland Berger
London, Ontario