Québec et Ottawa versent 10,5 millions au Théâtre Denise-Pelletier

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PC
Édition du lundi 27 août 2007

Mots clés : Christine St-Pierre, Théâtre Denise-Pelletier, Théâtre, Québec (province), Canada (Pays)

Après le Théâtre du Nouveau Monde et le Théâtre de Quat'Sous, c'est au tour du théâtre Denise-Pelletier d'être rénové.

Québec et Ottawa ont annoncé samedi l'attribution d'une somme totale de 10,5 millions pour rénover l'institution de l'est de Montréal, qui se consacre depuis plus de 40 ans à faire connaître le théâtre aux jeunes. Le ministère québécois de la Culture versera 7,1 millions, tandis que le ministère du Patrimoine canadien accordera 2,4 millions. Plus tôt cette année, le Quat'Sous, lui aussi à Montréal, avait également annoncé la reconstruction de son enceinte, tandis que le Théâtre du Nouveau Monde est depuis quelques années logé dans un bâtiment plus moderne.

Au cours d'une conférence de presse en présence de plusieurs personnalités de la dramaturgie québécoise, dans le hall d'entrée du Théâtre Denise-Pelletier, la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, a rappelé que de 60 000 à 70 000 élèves fréquentent chaque année l'institution.

«C'est considérable et c'est une très belle façon de dire à ces enfants que la culture, le théâtre, c'est important, et de les habituer à fréquenter le théâtre.»

Les fonds serviront à la mise à jour de tous les équipements de scène, ainsi qu'à l'amélioration de l'insonorisation, de l'acoustique et de l'isolation de l'immeuble patrimonial construit en 1929, dans le style des palaces de quartier.

«Il est important de conserver ce témoin de notre histoire afin de maintenir la diversité du patrimoine bâti de Montréal, a souligné la ministre. Avec les années, divers problèmes de structure et d'infrastructure sont apparus, il devenait de plus en plus urgent d'apporter des correctifs majeurs.»

Le directeur du théâtre, Pierre Rousseau, a expliqué le seul renouvellement des équipements de scène allait coûter entre 2,5 et 3 millions. Il a ajouté que la pente de la salle allait être refaite pour améliorer la vue, que tous les fauteuils allaient être changés, que l'isolation allait être «désamiantée», toujours avec le souci de préserver le cachet du bâtiment richement décoré.

«Ça me fait plaisir qu'ils décident de garder les petits angelots, le stuc, partout, le cadre de scène», a commenté un des cofondateurs de la Nouvelle Compagnie théâtrale, ancêtre du Denise-Pelletier, le comédien Gilles Pelletier. Ce vétéran de la scène a rappelé qu'à l'acquisition de l'immeuble à la fin des années 1970, la NCT avait choisi de préserver avec soin les détails architecturaux, ce qui avait augmenté considérablement la facture des rénovations.

Il ne pouvait dire à l'époque si la NCT allait avoir une longue vie, mais il savait que le théâtre, qui porte le nom de sa soeur comédienne, allait durer.

«J'en étais sûr», a-t-il confié.

La saison 2008-2009 des deux salles du Denis-Pelletier devra être relocalisée. Les négociations progressent, mais le lieu n'a pas encore été arrêté officiellement et sera annoncé en avril.


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