On pouvait l'aimer ou pas. Une chose est certaine: Andrée Boucher ne laissait personne indifférent. Elle s'est tout simplement tuée à l'ouvrage. Elle est certes le genre de politicienne dont le Québec aurait présentement grand besoin et cela, par centaines d'exemplaires. Ça nous reposerait des langues de bois qui parlent au monde pour ne rien dire. Parce que justement ils n'ont rien à dire. Si la politique avait toujours cette couleur diversifiée et pleine de ténacité comme on pouvait la trouver en la personne de la mairesse de Québec, les électeurs commenceraient sans doute à s'intéresser à la chose publique. En attendant, le climat chloroforme journalier risque de reprendre de plus bel. Le Québec avait quelque chose de flamboyant à regarder de temps en temps lorsqu'il voyait Madame Boucher sur son écran de télé. Il risque de sombrer dans la prêt-à-porter politique encore une autre fois. Et l'ennui de gagner à nouveau la multitude. Parce que la politique doit se faire d'une façon correcte.