L'ADQ dans Charlevoix: «On vit en démocratie», réplique Dumont
Mots clés : Mario Dumont, Pauline Marois, ADQ, Élection, Parti politique, Québec (province)
Le chef de l'opposition officielle Mario Dumont a rejeté sans ambages la demande d'explication de Pauline Marois, qui l'avait invité à justifier le fait que l'ADQ présente un candidat contre elle lors des élections complémentaires dans Charlevoix, rompant ainsi avec la tradition.
Mercredi, la nouvelle chef du Parti québécois Pauline Marois, qui cherche à se faire élire dans la circonscription de Charlevoix, lors d'une élection complémentaire qui aura lieu le 24 septembre, avait indiqué que M. Dumont «devrait s'expliquer un peu sur cette question», s'il choisissait de présenter contre elle un candidat, rompant ainsi avec la tradition politique.
Or, l'Action démocratique a annoncé jeudi qu'elle soumettait aux électeurs de Charlevoix la candidature de Conrad Harvey contre Mme Marois. Le Parti libéral du Québec, lui, a choisi de respecter la tradition et de ne pas présenter de candidat contre la chef péquiste.
«J'ai été un petit peu étonné que Mme Marois nous joue la carte de l'émotivité charlevoisienne dans ce cadre-ci», s'est exclamé M. Dumont, qui venait de prononcer une allocution devant l'Institut du Nouveau Monde. «C'était son deuxième choix, Charlevoix. Elle voulait se présenter dans le comté de Taschereau et c'est la députée de Taschereau, par son refus de céder la place, qui a bousculé Mme Marois et qui l'a poussée vers le comté de Charlevoix. Alors elle ne peut pas aujourd'hui se mettre la main sur le coeur et nous dire que c'est Charlevoix ou rien, pour elle. Quand même!»
Le Parti québécois n'a pas tardé à répliquer aux affirmations de M. Dumont, en les niant. «C'est son premier choix, Charlevoix. Il n'y a jamais eu de doute là-dessus», a assuré l'attaché de presse du parti, Manuel Dionne.
Par ailleurs, M. Dumont n'a pas voulu commenter les propos controversés d'une militante en vue de l'ADQ dans la région, Nicole Gilbert, qui avait laissé entendre que Mme Marois n'avait guère de chance parce qu'elle ne provenait pas de la région.
M. Dumont a vite évacué la question. «Les militants peuvent s'exprimer. Ils vont le faire dans les rues de Charlevoix tout au long de la campagne; je vais leur laisser ça.»

