Si une telle brèche persistait, il ne faudrait pas hésiter à recourir à la clause dérogatoire. Mais parions qu'auparavant la Cour suprême aura démontré plus de compréhension. M. Descôteaux a raison : «Ce jugement du plus haut tribunal québécois est tout simplement outrageant.» Si la Cour suprême s'avisait de maintenir un tel outrage à notre langue toujours menacée, j'ai bien peur, et c'est presque mon souhait, que cela donne des armes au parti de Pauline Marois. Il nous faudrait avoir les ailes des abeilles qui, devant une menace inconnue, mais bien réelle semble-t-il, quittent en masse leurs ruches qui ainsi s'effondrent partout dans le monde. Nous pourrions aller élire domicile dans un coin plus accueillant pour notre langue, la Bretagne par exemple, ou encore la Côte d'azur.