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Pour corriger une *grossière erreure*

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Jean-Guy Beaulieu
Envoyé Le mardi 28 août 2007 15:00



Monsieur Champagne,

Je reconnais aisément qu'il y ait une différence entre une confédération et une fédération quant à la manière dont les souverainetés sont partagées ou associées. Toutefois, dans chaque cas, il y a une souveraineté en cause et elle ne peut être de la même origine pour chacun des États fédérés, sinon nous nous retrouvons dans un État national. Par définition, un régime politique de type fédéral est un régime instable qui évolue dans un sens ou dans l'autre, soit vers l'unification (unité canadienne) ou sa dissolution.

Ce qui devient embêtant, c'est quand un fédéraliste québécois ou canadien se définit comme tel, il ne lui est jamais demandé s'il est *con* ou *fédé*. On ne semble pas alors s'embarrasser de cette *grossière erreure*.

Pour ce qui est de l'évolution du fédéralisme au Canada, il s'agit moins de son évolution que de l'évolution du vocabulaire qu'on a bien voulu utiliser pour nous berner.

À sa séance d'investiture, Paul Martin parlait de la Confédération canadienne. Auparavant, Jean Chrétien ne jurait que par la nation canadienne. Stéphane Dion va nous clarifier tout cela.

Jean-Guy Beaulieu
Drummondville

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