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Le bon vieux fauteuil du FFM
de miracle Le Festival des Films du Monde de Montréal (FFM)
qui vient de débuter sa 31e édition. C'est en fait un peu le retour d'un enfant prodigue. Le FFM est le plus grand
festival en cinéma à Montréal, parmi plus de 21
événements ciblés en cinéma, durant l'année.
Le budget du FFM en 2004 atteignait presque
2 millions$, dont la moitié provenait des deux
agences Telefilm et Sodec. Les éditions 2005 et
2006 ont été réalisées sans ces deux subventions
et on a même essayé de créer un nouveau festival
financé par les deux agences gouvernementales.
Le bilan fut un échec, autant sur le plan financier
que sur celui de la fréquentation du public.
Le public a continué d'appuyer le FFM malgré ses
handicaps et sa compétition et il a boudé le projet
de remplacement même si on proposait une
formule dite améliorée et plus complète.
Les organisateurs du FFM disent que le budget de
2007 sera équivalent à celui des belles années.
Quelle conclusion doit-on tirer de ce retour à la
case de départ?
Le véritable juge du succès ou de l'échec est
le public plutôt qu'un individu, aussi talentueux et
puissant soit-il. Prenons l'exemple de Céline Dion
et de son nouveau disque. Ce sont les fans qui ont
forcé le changement du titre de l'album qui sera
publié en novembre prochain parce qu'il avait
déjà été utilisé par la chanteuse Shania Twain.
Dans le cas du FFM, c'est aussi le public qui a
décidé. J'étais accrédité en tant que journaliste
au projet de 2005, tout comme Odile Tremblay, un projet financé par Téléfilm et piloté
par le groupe Spectra, dirigé par Alain Simard.
Sur le plan professionnel, aucun moyen n'avait été
ménagé puisque l'on avait le budget. Mais pour
des raisons inexplicables, le public n'est pas venu.
Les salles était presque vide et puis, pour
compliquer le tout, la querelle s'est installée entre
les deux responsables dont le directeur, Suisse
d'origine, Moritz de Hadeln, et Alain Simard.
Ces deux principaux dirigeants ne voulaient plus
se parler tellement les sentiments étaient
devenus agressifs entre eux.
Serge Losique n'est pas un homme facile car il
est entêté. Mais Losique sait comment rejoindre
le public cinéphile et les gens participent. Ce n'est
pas un engouement à la Céline Dion mais les salles
sont pleines et les cinéphiles apprécient le FFM
comme un bon vieux fauteuil confortable...
Le FFM n'affiche pas non plus le genre de glamour
qu'affiche le Festival de Toronto ou celui de Canne.
Le FFM de Montréal offre des films, beaucoup de
films de partout dans le monde, et il les présente
dans des salles durant douze jours. La formule
fonctionne et comme disait un ancien entraîneur
sportif: "Si la formule est gagnante, il ne faut pas
essayer de la changer"
Bon Festival des Films du monde!
Bernard Bujold
www.LeStudio1.com
