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Être ou ne pas être....
Immigrer veut dire logiquement renoncer au "vieil homme" pour devenir une créature nouvelle dans un monde nouveau.
Cela ne veut pas dire de se protéger par une identité nouvelle pour tenter d'aller faire la leçon au pays d'origine comme a tenté de le faire Zarah Kazémi en se faisant protéger par une identité partagée.
Retourner en Iran sous un faux-vrai passeport, et ensuite jouer les martyrs par fils interposé pour faire intervenir un pays d'accueil appartient à la fois au mythe et à l'hypocrisie. Si l'on veut lutter contre une oppression, il faut le faire sans voile et à visage découvert.
Or le drame de la Commission B & T est bien là: à partir de quand et de quoi peut-on se définir comme ce que l'on est, ce que l'on n'est pas ou ce que l'on est mal pour bénéficier de l'appui de la majorité?
Par conséquent ne doit-on pas renoncer à son passé pour pouvoir devenir membre à part entière de la communauté d'accueil? Et à l'instar de ce qui se fait aux États-Unis pour l'élection présidentielle, ne serait-il pas sain d'être né ici avant de vouloir y jouer un rôle politique?
À partir de quand devient-on pure laine? une, deux, n générations? À bien y penser les Bourassa sont d'origine italienne, mais personne n'oserait dire que Robert Bourassa venait des communautés culturelles, car il est né ici.
Par contre l'actuelle gouverneure générale est haïtienne puisque née en Haïti, mais nommée par opportunisme politique douteux, et elle n'a de Canadien que la volonté de ses parents de fuir Haîti. De ce fait est-elle issue des communautés prétendues culturelles? Est-elle aussi Française comme elle souhaitait le devenir? Comme chef d'état d'un pays indépendant il me semble que l'on pourrait faire mieux...
Autrement dit, et même si il est difficile de mettre des balises quant à l'origine ou à la sincérité des citoyens de ce pays, ne faudrait-il pas d'abord et avant tout définir comment l'on peut être, ou ne pas être, et ce bien avant de tenter de donner des leçons au reste du monde?
