Un an après la fusillade - Le Collège Dawson de Montréal a renforcé ses mesures de sécurité

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Édition du lundi 20 août 2007

Mots clés : sécurité, fusillade, Collège Dawson, École, Montréal

Moins d'un an après qu'un forcené eut tué une étudiante et blessé 20 autres personnes, le Collège Dawson a réorganisé son système de sécurité et de communication.

Les changements ne sont pas voyants, mais des responsables de l'institution montréalaise se disent maintenant mieux préparés à affronter une situation d'urgence.

Parmi les modifications apportées, il y a des lignes téléphoniques d'urgence, des serrures à pêne dormant que l'on peut verrouiller de l'intérieur sur les portes des salles de classe, et un système d'intercommunication permettant de diffuser des messages dans différents secteurs du collège.

Le réseau traditionnel de téléphonie a été amélioré pour permettre aux opérateurs de la ligne d'urgence 911 de retrouver l'origine d'un appel.

De plus, la société Telus installe un réseau cellulaire spécifique, utilisant des antennes discrètement placées, afin d'éviter la saturation des communications par téléphone cellulaire, comme cela s'était produit le jour de la fusillade.

Mais le collège souligne qu'il comptera toujours sur les enseignants pour prendre la situation en charge en cas d'urgence.

Alors que les étudiants circulaient dans les locaux du campus du centre-ville au cours de cette semaine d'initiation pour se familiariser avec les lieux, recevoir leurs horaires de cours et prendre possession de leurs casiers, des travailleurs s'affairaient à installer les nouveaux dispositifs de sécurité, dans un effort pour que tout soit prêt pour le début des cours, mercredi.

Dans le contexte des événements mortels survenus à Dawson et à Virginia Tech, aux États-Unis, notamment, l'amélioration de la sécurité et des communications sur les campus constitue une préoccupation courante dans les institutions d'enseignement au Canada et aux États-Unis.

C'est le 13 septembre dernier que Kimveer Gill est entré au cégep Dawson et y a ouvert le feu en pleine cafétéria, tuant Anastasia De Sousa, âgée de 18 ans, et blessant 20 autres étudiants. Blessé par un policier, il devait ensuite s'enlever la vie.

L'Université Concordia, à Montréal, avait aussi connu une fusillade mortelle en 1992, quand le professeur Valery Fabrikant avait tué quatre de ses collègues. L'institution avait également eu à affronter une émeute à la suite de l'annulation du discours que devait prononcer l'ex-premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou.

Concordia est aujourd'hui considéré comme un des établissements les plus sûrs au pays, grâce aux leçons tirées de ces événements.

Les quatre universités montréalaises ont conclu une entente qui leur permet de partager des opérations de sécurité lors d'un problème majeur. Le Collège Dawson dispose d'une entente distincte pour l'utilisation des ressources de Concordia si besoin était.


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