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Schéma de genre?

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Maryse Lafleur
Envoyé Le samedi 18 août 2007 17:00



Bien sûr que toutes les généralisations sont dangereuses. Ceci dit, la théorie du schéma de genre (Sandra Bem) reste un modèle intéressant pour aider à comprendre les hommes et les femmes qui sont schématiques de genre. Pour schématiser davantage et, à la limite, caricaturer, on pourrait les appeler les "nunuches" et les "machos". Ce ne sont que des croyances mais ce sont nos croyances qui nous guident dans nos choix.
La maitrise de la langue seconde serait meilleure chez les filles que chez les garçons, surtout si on considère le milieu socio-économique. C'est presqu'un pléonasme si on considère que les filles/femmes sont davantage douées pour la communication verbale parce qu'elles y ont davantage recours. Cependant l'étude de la langue, maternelle ou seconde, repose sur un "code" grammatical et syntaxique. Il y a dans l'étude des langues l'appréhension d'une structure. Les enfants qui ont l'avantage de provenir d'un milieu socio-économique plus favorisé sont très probablement plus stimulés et/ou moins anxieux. Ceci aide à comprendre que la différence de performance entre les filles et les garçons s'atténue en milieu plus favorisé. De plus, on observe généralement que les élèves plus doués en sciences dites dures ou pures (ou de la nature) sont aussi plus performants dans l'étude de la langue maternelle. On ne peut que penser ici à la structure mentale qui n'a pas, ou ne devrait pas avoir, de "genre". Donc l'auteur a raison d'identifier l'adhésion au stéréotype (ou schéma) de genre ainsi que le milieu socio-économique comme explications vraisemblables à la moindre réussite des garçons. Et oui, les enseignants devraient savoir intervenir de façon "androgyne" de sorte qu'ils pourraient atteindre ou rejoindre tous les élèves. Et se rappeler l'effet Pygmalion (qui veut que les élèves donnent très souvent le rendement qu'on attend d'eux). Il est tout aussi vrai que la motivation intrinsèque (le plaissr de réussir ou de s'améliorer) est infiniment plus efficace que la motivation extrinsèque.
Enfin j'apporterais une petite nuance à l'énoncé voulant que "les valeurs ne sont en soi ni masculines ni féminines" : fondamentalement, c'est vrai mais beaucoup moins si on n'adhère pas aux stéréotypes sexuels.
Maryse Lafleur, Québec

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