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Dion parle des deux côtés de la bouche.

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Gerry Pagé
Envoyé Le samedi 18 août 2007 12:00



Quand j'entends Stéphane Dion accuser Stephen Harper de «jouer sur les mots» et de «tourner les coins ...», je ne comprends pas qu'il ait pu sitôt oublier ce dont tous les Québécois se souviennent et ce qu'ils n'oublieront jamais, à l'effet que sous son règne, les libéraux du Canada ont fait plus que de jouer sur les mots et de chavirer dans les coins et recoins, alors qu'ils patronnaient le pire scandale de l'histoire du Canada, le SCANDALE DES COMMANDITES, le graissage éhonté des copains profiteurs et abuseurs des largesses du PLC. Alors qu'il était au pouvoir, qu'à donc fait Stéphane Dion, à part d'ombrager le Québec, de provoquer les guérillas bloquistes et les hostilités péquistes, tout en ignorant le gouvernement libéral du Québec, avec toute la suffisance et tout le mépris dont cet homme a la secrète formule et d'intarissables munitions? Le revendicateur de la clarté et de la transparence, chez les autres, se couvre de mystère et joue tous les dés de l'ambiguïté, depuis qu'il erre dans les dédales d'une Opposition en déroute.

Ce qui choque souverainement et bloque tout processus de résolution de problèmes et de conflits, dans les grands ébats et débats entourant les négociations auxquelles devrait être soumis le déploiement de la mondialisation, c'est justement la provocation constante à laquelle jouent tous les Stéphane Dion qui s'agrippent et se nichent aux pignons du pouvoir. Ce qui bloque toute collaboration constructive, c'est justement l'attitude de cet «homme d'assaut», ce froid et tranchant marteau-pilon. C'est le talent fou qu'il déploie à provoquer et à convoquer toutes les discordes et à nourrir tous les hostilités. Par ailleurs, les déclarations de Madame Meera Karunananthan sont révélatrices, quant au je-m'en-foutisme du libéral Dion et du clan Chrétien, sur ce sujet de l'eau, entre autres, alors qu'ils trônaient au libéral Kremlin d'Ottawa.

Encore une fois, l'homme sans solution, préférant faire partie du problème, avait entassé pêle-mêle, dans la besace de son itinérance politique devenue encombrante, «l'eau du Canada», «Omar Khadr du Canada, «la mission canadienne en Afghanistan» le PSP de son prédécesseur canadien Paul Martin. Alors qu'au cours de deux mandats, le libéral Stéphane Dion n'a que gonflé des ballons, sa «bonbonne» semble aujourd'hui lui peser.

En somme, ce qui fait la force de Harper, c'est l'insignifiance du PLC, l'exhibitionnisme et l'opportunisme du Bloc ajoutés au crétinisme du NPD.

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