Sur la 5e Avenue à New York - Saks ouvre un temple de la chaussure de luxe
Mots clés : luxe, chaussures, Saks, Économie, Consommateur, États-Unis (pays)

Photo: Agence France-Presse
«10022-Shoe: un fabuleux magasin, si grand qu'il a son propre code postal», a annoncé fièrement le p.-d.g. de Saks, Steve Sadove, avant que l'actrice Debra Messing coupe le ruban violet donnant accès aux 1000 mètres carrés de boutique aménagée avec des canapés moelleux et une moquette feutrée.
Salomés en vernis rouge, ballerines couvertes de strass, bottines lacées ou cuissardes en lézard, tous les plus grands bottiers sont présents, posés ici et là sur des étagères en verre ou laquées blanc.
«Nous avons 100 000 paires de chaussures ici, dessinées par la cinquantaine des plus grands créateurs que compte cette industrie, de Christian Louboutin à Stuart Weitzman, de Miu Miu à Gucci ou Valentino», dit Susan Johnson, responsable des ventes. «Je ne sais pas s'il existe au monde un magasin de chaussures plus grand que celui-ci», a-t-elle ajouté.
«Louboutin est très populaire, mais nous avons toutes sortes de clientes, jeunes, plus âgées, beaucoup de touristes, les goûts peuvent être très différents», dit Tracy Margolis, une responsable des achats.
Quatre-vingt quinze vendeurs vont être affectés à l'étage 10022-Shoe, et beaucoup d'entre eux parlent plusieurs langues, notamment le japonais, le russe, l'espagnol et l'italien. «Nous avons beaucoup d'acheteuses russes ces derniers temps», dit Constantin, un vendeur lui même russophone.
De 500 à 1000 $ la paire
Des centaines de chaussures étaient exposées hier matin, à des prix tournant pour la plupart autour de 500 $ à 1000 $ la paire, les clientes les plus modestes pouvant emporter des bottes Burberry en caoutchouc pour 145 $. Dolce et Gabbana proposait des bottines en faux léopard à 2200 $, et Chanel détenait le record avec des bottes à éperons métalliques coûtant 3600 $, taxes non comprises -- la ville de New York impose une taxe à la consommation de 8 à 10 % selon le montant de la facture.
Ces prix n'avaient pas l'air de faire peur aux premières clientes qui se frayaient un chemin parmi les photographes. Ainsi le maire de Baltimore, Sheila Dixon, essayait des escarpins marron glacé et comptait bien sortir avec un achat.
Cindy Darrell, propriétaire d'une boutique pour chiens en Floride, était là dès 9h10 avec son chihuahua de cinq mois, McKenna, vêtue d'un petit imperméable au fameux imprimé écossais de Burberry. «Un faux», avoue cette passionnée qui quitte Saks avec deux paires de sandales.
«Je n'ai eu de temps que pour deux paires, j'ai pris des Jimmy Choo et des Gucci. Je suis désolée de devoir partir, je dois aller déjeuner avec mon fiancé, mais je reviendrai cet après-midi», dit-elle.

