Quelles que soient les conclusions d'une étude sur les humains, elles ne peuvent être digérées sans nuances. Notre race est en évolution, laquelle se situe à mon avis à ce qu'on appelle l'adolescence. Comme des chiens et des chats qui urinent pour marquer le territoire, les communautés politiques du globe, pour reprendre l'expression de Micheline Labelle, vivent une compétition féroce. Comme il arrive dans le processus de développement d'un individu, ce besoin de se démarquer commence très tôt et augmente d'intensité jusqu'à l'atteinte de la maturité. Il s'agit d'étapes reliées à la quête d'identité. Cette quête, nous la faisons tous, d'abord comme individu, et collectivement en tant que race terrestre. L'heure viendra où ces questions existentielles seront abordées moins douloureusement, alors que la conscience planétaire de la majorité ne pourra plus dormir.