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L'Urgence du cercle vertueux

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Jerome Camus (jrp@iwant2go2.com)
Envoyé Le samedi 11 août 2007 08:00



Le Québec (lire tout autre gouvernement) se doit d'agir dans les limites de son pouvoir aujourd'hui. Les problèmes climatiques vont empirer avant de s'améliorer (il faut 100 ans pour que le CO2 se dissoude). La seule logique que nos sociétés connaissent sont celles de l'économie libérale, ou plus précisément, des coûts de transaction. Donc régistre et marché d'émissions seront la réalité sous peu. Quand? On ne sait point. Mais la question n'est pas pertinente.

Dès le régistre sur pied, il y aura l'occasion de fractionner la tarte (disons québécoise) parmi des grands émetteurs. Pour les cimenteries, ce sera facile; ainsi tranche d'émissions combinées à programmes d'investissements pour réduire les émissions metteront gouvernements et entreprises en position concurrentielle. Pour des émetteurs atomisés - comme le parc auto - des mesures individualisées (mesure d'émission de chaque véhicule) sont possibles mais les coûts de transaction risquent de rendre l'opération peu souhaitable. Ce seront probablement des politiques gouvernementales qui influeront sur les émissions et le gouvernement pourra ainsi en encaisser les dividendes. Plus les politiques seront progressistes, plus elles seront mises en place rapidement, plus le dividende sera grand.

Attendre n'a aucun sens. Soit pour l'enjeu de notre maison commune. Soit, si on préfère se concentrer sur notre portefeuille, pour la compétitivité globale des entités du territoire.

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