Il est clair que la plupart des gouvernements provinciaux ne sont pas en faveur d'encadrer le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral dans leurs champs de compétence. Ils préfèrent recevoir des transferts (même si ces derniers sont conditionnels au respect d'une série de contraintes), profiter d'une partie des surplus budgétaires d'Ottawa et de ne pas avoir à taxer eux-mêmes leurs citoyens. Pour la majorité des provinces, les moins riches et celles qui reçoivent des droits de péréquation, ces transferts impliquent des entrées nettes de fonds sur leur territoire. Le gouvernement fédéral aussi n'est pas vraiment intéressé car il peut jouer un plus grand rôle dans la gestion des politiques publiques au Canada et utiliser ce pseudo pouvoir pour des fins électoralistes
Jean-Pierre Aubry