Services aux non-voyants - Les agences de transport en commun hésitent à suivre l'exemple ontarien

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Édition du mardi 07 août 2007

Mots clés : non-voyants, Transport en commun, Justice, Québec (province), Canada (Pays)

Les agences de transport en commun du Québec hésitent à se prononcer sur la portée d'un jugement ontarien qui impose aux chauffeurs d'autobus et de tramways de la province d'annoncer à voix haute tous les arrêts, à l'intention de leurs passagers non voyants.

Le Tribunal des droits de la personne de l'Ontario a rendu cette décision le 26 juillet en réponse à une demande de David Lepofsky, un avocat non voyant, qui faisait valoir que la Commission de transport de Toronto (TTC) était obligée, en vertu du Code des droits de la personne de l'Ontario, de répondre à ses besoins et à ceux de tous les autres passagers non voyants.

Me Lepofsky avait précédemment obtenu de ce même tribunal une décision imposant au service de métro de la TTC l'annonce vocale de tous les arrêts. Il estime que cette nouvelle décision s'applique, du moins en principe, à tous les organismes de transport en commun du pays.

«C'est son opinion. Nous allons demander à nos conseillers juridiques d'étudier la question pour savoir à quoi nous en tenir», a réagi le porte-parole du Réseau de transport de Longueuil (RTL), Raymond Allard.

Tous les autres porte-parole joints par la Presse canadienne ont refusé de commenter le jugement, citant un manque de familiarité avec l'affaire.

À l'heure actuelle, la Société de transport de Montréal (STM) est la seule à exiger de ses chauffeurs d'autobus qu'ils aident les passagers non voyants qui demanderaient à être informés quand ils sont rendus à destination, une obligation qui est enchâssée dans sa Politique sur le civisme et le service à la clientèle. «Ça fait aussi partie de la formation qui est offerte aux nouveaux chauffeurs, a expliqué la porte-parole de la STM, Marianne Rouette. Ils ont une obligation de le faire.» Mais au RTL comme à la Société de transports de Laval (STL) et au Réseau de transport de la Capitale (RTC) de Québec, la décision de se plier ou non à la demande du passager non voyant est laissée à la discrétion du chauffeur.

Ces agences offrent par contre toutes un service de transport adapté aux handicapés physiques, visuels et autres. La popularité du système auprès des non-voyants semble toutefois modeste, du moins à Québec, où en 2003 cette clientèle n'a représenté que 6,4 % des déplacements effectués en transport adapté.


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