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Claude Boucher (claudeboucher@yahoo.fr)
Envoyé Le vendredi 03 août 2007 10:00



Cette étude n'a certes pas le sérieux nécessaire pour être considérée comme valable. Comparer le coût énergétique de l'énorme Hummer à celui de la Prius relève de l'inconscience. Toutefois, l'étude soulève un débat important sur les coûts sociétaux réels de certains véhicules et de certaines politiques. Il est curieux de voir notamment certaines juridictions (Colombie-Britannique, entre autres) faire des pieds et des mains pour diminuer l'âge moyen du parc automobile, sans réfléchir pour autant au coût énergétique du remplacement des vieux véhicules plus polluants, aux déchets produits par la mise au rancart de ces véhicules (tout n'est pas recyclable) et au réflexe bien humain de rouler plus lorsqu'on a un véhicule neuf.
Je doute par ailleurs tout autant des études qui n'attribuent que 10% des coûts énergétiques totaux d'un véhicule à sa conception et sa fabrication que je rejette instinctivement les résultats de l'étude de CNW Marketing.
Cela ne veut pas dire, toutefois, que nous devrions baisser les bras devant les solutions plus vertes et moins énergivores. Le principal obstacle à la réduction des coûts élevés de fabrication des véhicules plus efficaces sur le plan énergétique est en effet une question d'économie d'échelle: plus nous en produirons, et moins cher ils coûteront, tant sur le plan énergétique que sur le plan économique. Favoriser l'émergence et la mise en marché de masse de ces véhicules prend donc tout son sens lorsqu'on pense aux économies d'échelle.
Mais le débat demeure entier: à trop vouloir réduire la consommation d'énergie à l'utilisation, n'a-t-on pas augmenté sérieusement la consommation d'énergie nécessaire pour la production? Cette équation mérite qu'on s'y attarde, et l'étude de CNW Marketing a minimalement le mérite d'amener le débat sur la place publique, n'en déplaise au lobby environnemental qui a parfois des oeillères aussi opaques que celui des constructeurs automobiles.

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