Touché!
Mots clés : Karkwa, FrancoFolies de Montréal, Culture, Musique, Québec (province), Montréal
Je l’avoue d’emblée: des trois spectacles présentés en rafale par Karkwa dans le cadre de la série En résidence des Francofolies, c’est celui de ce soir, «Son et lumières», que je savourais d’avance.
La première partie aurait pu faire un show à part entière. Ça démarre dans l’intimité de la guitare et de la voix avec La fuite, puis les musiciens qui se greffent un à un au chanteur à partir de L’épaule froide. Jusqu’au paroxysme: Fred Fortin qui chante son Scotch. Rehaussée par les cordes, la tension tragique de la pièce de n’aura jamais vibré si juste. Frissons garantis.
Jim Corcoran donne une autre couleur, plus en douceur discrète et en poésie déclamée (notamment dans Red Light) à la seconde partie. Une poignée de nouvelles pièces ont bercé un public attentif, ici moins bouleversé que curieux. Jusqu’aux rappels que j’ai manqués pour vous livrer ces lignes, malgré les implorations du batteur Stéphane Bergeron à l’entracte: «tu ne peux pas partir avant les rappels...» Un espion m’a rapporté la beauté de Coup d’état. À rattraper sur Espace Musique le 25 août ou Bande à part (www.bandeapart.fm) qui diffuse la captation audiovisuelle du spectacle à partir de la même date.
C’est le Karkwa planant que je croyais aimé; c’est la voix, le piano, les guitares qui m’ont charmée. Bien sûr, dans ces atours acoustiques, la fibre lyrique de Karkwa explose, et le coup de cœur était presque prévisible.
Ce soir, toujours au Club Soda, la formation relèvera un plus grand défi, celui d’un spectacle entièrement instrumental et visuel, avec des projections vidéos et de nouveaux invités: Ariane Moffat et Olivier Langevin. Demain, c’est La fin des tremblements, finale montréalaise de leur show de tournée, en attendant le nouvel album prévu pour octobre. Sera-t-il acoustique? Électrique? Ils auront fait leur preuve d’une manière ou de l’autre...
Le Devoir
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