Nouveau-Brunswick - Une étude sera menée sur une seconde centrale nucléaire à Pointe Lepreau
Mots clés : Pointe Lepreau, Candu, centrale nucléaire, Gouvernement, Énergie, Nouveau-Brunswick (province)
Saint-Jean, N.-B. -- Le Nouveau-Brunswick a confié à une société d'État fédérale et à des sociétés du secteur privé partenaires au sein de l'équipe Candu le mandat de mener une étude de faisabilité en vue d'un projet de construction d'une deuxième centrale nucléaire à Pointe Lepreau.
Pointe Lepreau possède un réacteur Candu 6 vieillissant qui fait actuellement l'objet d'une remise en état de 1,4 milliard de dollars.
Étude de 2,5 millions
En conférence de presse, le premier ministre néo-brunswickois, Shawn Graham, a déclaré que ce projet était important pour l'avenir de Pointe Lepreau et pour le développement de Saint-Jean comme plaque tournante dans le secteur de l'énergie. Il a ajouté qu'il était encore trop tôt pour déterminer si la province investirait dans ce projet.
L'équipe Candu est constituée d'EACL, de SNC-Lavalin nucléaire, de Générale électrique du Canada, de Babcock & Wilcox Canada et d'Hitachi Canada. Le consortium construirait et serait propriétaire du réacteur, qui serait exploité par la Société d'énergie du Nouveau-Brunswick.
C'est ce qui aurait le plus de sens, économiquement parlant, a dit David Hay, le président de la Société d'énergie, puisque nous exploitons déjà l'installation de Pointe Lepreau.
L'étude de faisabilité, qui coûtera quelque 2,5 millions de dollars et sera financée par le consortium, devrait durer six mois. En plus de la faisabilité technique, elle cherchera à déterminer s'il y a des débouchés pour l'exportation d'électricité en Nouvelle-Angleterre et les avantages possibles pour le Nouveau-Brunswick.
Forte demande en vue
Des membres de l'équipe Candu se disent déjà convaincus qu'il y aura une forte demande d'électricité en Nouvelle-Angleterre. Mais les opposants au projet ne sont pas aussi optimistes.
Tom Adams, le président du groupe d'experts Energy Probe, fait remarquer que les entreprises américaines évitent de construire des centrales nucléaires parce que celles-ci ne sont pas efficientes.
David Coon, du Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick, souligne qu'une deuxième unité nucléaire ferait plus que doubler la quantité de déchets radioactifs dans la province.
S'il est approuvé, le projet pourrait créer jusqu'à 4000 emplois durant la construction et 500 emplois permanents durant l'exploitation.

