Voilà comment on met en boîte des gens. On gonfle les procédures jusqu'à ce que les re$$ources manquent aux opposants. Alors, ils doivent se désister car ils n'ont plus les moyen$ de défendre leur point de vue devant le système de justice. En effet, les opposants (à Rabaska, l'APPEL, Rabat-joie...) y ont investi 30 000 $ en frais. Puis, sur la place publique, on commente leur désistement après les avoir forcés à se taire quant à leur comportement. Le 26 juillet, le journaliste Marc St-Pierre du Soleil écrit à ce sujet «Les demandeurs [opposants] se sont aussi engagés à ne pas, directement ou indirectement, évoquer ou soulever publiquement, de quelque façon ou en quelque circonstance, y compris à l'intention des médias, presse écrite ou parlée, la question de la conformité du projet Rabaska aux règlements municipaux ». Cela sent l'humiliation, le passage sous le joug qu'imposaient les empereurs romains aux vaincus. Malheurs aux vaincus, disaient-ils. C'est encore vrai et ici une partie peut dire ce qu'elle veut car le droit de parole a été nié à la partie vaincue. Pour paraphraser Jean de La Fontaine «La raison du plus riche est toujours la meilleure.»
Jean-Claude Préfontaine
Lévis