Incendie mortel - Les pompiers affirment avoir respecté les normes

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Édition du mardi 31 juillet 2007

Mots clés : Jonathan Guilbault, pompiers, Incendie, Décès, Montréal

Le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) s'est défendu hier d'offrir un service de réponse en deçà des normes nord-américaines, à la suite d'un incendie dans une résidence de l'Est de Montréal qui a coûté la vie à un jeune homme de 27 ans, vendredi dernier.

La victime a été identifiée comme étant le rappeur Jonathan Guilbault, connu sous le nom d'artiste de «Joe B.G.» ou «Snake».

L'Association des pompiers de Montréal a critiqué, plus tôt dans la journée, les délais d'intervention du service des incendies, estimant que ceux-ci étaient «excessifs» et «hors normes». «Je trouve triste, je dirais même irresponsable, de la part de l'association, d'utiliser un événement tragique de cette envergure, avec la perte de vie d'une personne, pour colporter de la mauvaise information par rapport au temps de réponse et par rapport aux normes en vigueur, que ce soit au Québec ou en Amérique du Nord», a déclaré le directeur du SIM, Serge Tremblay.

S'appuyant sur les rapports des opérations de vendredi dernier, le SIM a soutenu qu'une première unité de quatre pompiers s'était présentée sur les lieux de l'incendie moins de cinq minutes après avoir reçu un appel signalant l'incendie et que 15 pompiers combattaient les flammes moins de 10 minutes après cet appel, deux statistiques conformes aux normes nord-américaines de la National Fire Protection Association et aux orientations du ministère québécois de la Sécurité publique.

Selon le SIM, les temps de réponses critiqués par l'Association des pompiers de Montréal sont extraits d'une feuille de travail sur laquelle les données sont arrondies et ne permettent pas de recréer avec précision le déroulement des opérations.

Négociations

Les pompiers sont actuellement en négociations avec la direction du service des incendies pour le renouvellement de leur convention collective, échue depuis le 31 décembre 2006. Les parties ne s'entendent ni sur le nombre de nouveaux pompiers à embaucher, ni sur le cadre financier d'une future nouvelle entente.

Par ailleurs, le SIM a dû répondre à plusieurs questions entourant la découverte d'une victime dans le brasier, 36 heures après les faits, alors que les secouristes sur les lieux de l'incendie avaient d'abord indiqué qu'il n'y avait aucun blessé dans l'incident.

«Dans les circonstances, en aucune occasion nous n'aurions pu sauver la victime», a dit M. Tremblay, concédant néanmoins que la dépouille aurait dû être localisée plus rapidement.

Ce n'est qu'à la troisième fouille des décombres, samedi après-midi, que le corps du jeune homme a été découvert, après que le service des incendies eut reçu une information selon laquelle un résidant de l'immeuble était toujours manquant.

Pour sa part, la mère de Jonathan Guilbault a déploré, sur les ondes de la télévision de Radio-Canada, avoir été informée de la possibilité que son fils soit mort seulement hier matin, lorsqu'un enquêteur l'a appelée pour avoir le numéro de téléphone de son dentiste, à des fins d'identification. Elle s'était pourtant déplacée sur les lieux de l'incendie, où on l'avait d'abord rassurée. Joe B.G. devait remettre la version finale de son nouvel album le jour même où le drame est survenu, selon son gérant, Jean-François Robert.

La police de Montréal n'avait toujours pas déterminé hier après-midi si l'incendie était de nature accidentelle ou criminelle.


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