Tour de France - Encore un cas de dopage: Mayo positif
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Paris -- Un autre cas de dopage, qui a touché cette fois l'Espagnol Iban Mayo, positif à l'EPO (érythropoïétine), a eu lieu sur le Tour de France, a-t-on appris hier soir au lendemain de l'arrivée de la plus grande course du monde.
L'équipe Saunier Duval, pour laquelle court Mayo depuis le début de l'année, a annoncé en soirée, dans un communiqué, le contrôle positif de son coureur et a précisé qu'il était suspendu immédiatement, dans l'attente du résultat de la contre-analyse.
«Dans le cas où sa positivité serait confirmée, son contrat sera annulé», a précisé la formation dirigée par Mauro Gianetti.
Mayo, qui occupait la troisième place du classement final à la sortie des Alpes, a pris la 16e place du classement final du Tour de France, à plus de 27 minutes du vainqueur, son compatriote Alberto Contador.
L'Espagnol a subi son contrôle le jour de repos à Pau, le 24 juillet, à la veille de la dernière étape de montagne entre Orthez et le col d'Aubisque, qu'il a terminée à la 16e place, à plus de six minutes du vainqueur (Michael Rasmussen).
Une descente aux enfers
Le coureur basque, vainqueur cette année de l'une des dernières étapes du Giro, avait failli perdre le bénéfice de ce succès.
Les analyses ayant décelé un taux trop élevé de testostérone par rapport à la norme, un examen complémentaire, par IRMS, avait dû être pratiqué pour déterminer s'il y avait eu ou non prise exogène. Le résultat avait prouvé l'absence d'administration extérieure et Mayo avait été mis hors cause officiellement par l'Union cycliste internationale (UCI).
Le Basque, qui fêtera son 30e anniversaire le 19 août, est passé professionnel en 2000 dans les rangs de la formation Euskaltel. Vainqueur magistral de l'étape de l'Alpe d'Huez, dans l'édition du Centenaire du Tour (2003), il avait fait figure de rival de l'Américain Lance Armstrong après avoir gagné, l'année suivante, le Dauphiné.
Mais Mayo, emporté dans une descente aux enfers sportive, était allé ensuite de déceptions en contre-performances dans les grands rendez-vous jusqu'à son départ pour rejoindre l'équipe Saunier Duval à la fin de la saison dernière.
Le natif d'Igorre, près de Bilbao, avait failli arrêter sa carrière à l'âge de 22 ans après un très grave accident de voiture. Il était resté un mois durant sur un fauteuil roulant, les deux genoux et un coude brisés.
Cet (autre) coup dur, dans un genre différent, risque de lui coûter cher. Il s'expose à une suspension de deux ans et à l'impossibilité de rejoindre une équipe de l'élite pendant les quatre prochaines années.
Ce contrôle positif à l'EPO, le premier depuis plusieurs années sur le Tour, prouve aussi que le test pratiqué par le Laboratoire national de dépistage du dopage, à Châtenay-Malabry, régulièrement critiqué pour sa fenêtre de détection limitée, fonctionne. Le radar, certes imparfait, fait toujours des victimes.
Avant cette dernière révélation, le départ forcé du Danois Michael Rasmussen, le maillot jaune qui avait course pratiquement gagnée, et son exclusion de l'équipe Rabobank, avait déjà emporté le Tour 2007 dans une tornade médiatique digne de la tempête Festina pendant le Tour 1998.
Vino viré
Par ailleurs, le Kazakh Alexandre Vinokourov a été licencié par l'équipe Astana en raison de son contrôle antidopage qui a révélé la pratique d'une transfusion homologue durant le Tour de France, a annoncé la formation cycliste hier dans un communiqué.
«Astana a reçu la confirmation que l'échantillon B d'Alexandre Vinokourov était également "non négatif". En conséquence, Astana a licencié avec effet immédiat le coureur kazakh», peut-on lire dans le communiqué.

